Des policiers mobilisés pour assurer la sécurité de la visite du pape Léon XIV en France, du 25 au 28 septembre, auraient dû se contenter d’une simple madeleine et d’une compote pour leurs repas du midi et du soir. Reda Belhaj, porte-parole du syndicat Unité Île-de-France, a dénoncé cette situation. Certains fonctionnaires auraient ainsi passé jusqu’à 12 heures sur le terrain sans bénéficier de véritables repas, malgré l’ampleur du dispositif de sécurité déployé pour protéger le souverain pontife.
Une madeleine et une compote pour tenir 12 heures sur le terrain
Invité sur le plateau de Cyril Hanouna, Reda Belhaj a présenté ce qui aurait été distribué à certains policiers chargés d’assurer la sécurité du pape. Pour une journée de mobilisation de 12 heures, le ravitaillement se serait limité à une madeleine et une compote, censées couvrir le déjeuner et le dîner.
En découvrant cette situation, Cyril Hanouna a d’abord cru à une plaisanterie. « Je croyais que c’était une vanne », a réagi l’animateur. Le représentant syndical lui a immédiatement répondu : « Ce n’est pas une vanne. » Il a ensuite apporté une précision sur les différences de traitement entre les fonctionnaires : « Pour certains collègues, ils avaient une boîte de thon en plus pour le soir. »
Les faits dénoncés concernent les policiers évoqués par le syndicaliste. Rien ne permet cependant d’affirmer que l’ensemble des effectifs mobilisés pendant la visite du pape a reçu le même ravitaillement.
Des milliers de policiers et de gendarmes déployés pour protéger le pape
La visite de Léon XIV en France, organisée sous très haute sécurité, avait nécessité une mobilisation exceptionnelle des forces de l’ordre. Du 25 au 28 septembre, le souverain pontife s’était rendu à Paris, Saint-Denis, Lourdes et Metz, avec plusieurs rassemblements religieux et des déplacements nécessitant la sécurisation de nombreux périmètres.
À Paris, jusqu’à 14 000 policiers, gendarmes et militaires devaient participer au dispositif de sécurité. À Lourdes, les autorités avaient également mobilisé des effectifs importants pour encadrer les rassemblements et protéger les quelque 150 000 fidèles réunis pour la messe du pape.
Les forces de l’ordre devaient notamment sécuriser les lieux de célébration, contrôler les accès, surveiller les déplacements du cortège papal et assurer la protection des participants. Des missions qui imposaient, pour certains fonctionnaires, de longues heures de présence sur le terrain.
Une polémique sur les conditions de travail des policiers
Les déclarations de Reda Belhaj soulèvent désormais la question de l’organisation du ravitaillement des policiers engagés dans cette opération. La visite papale avait été préparée plusieurs mois à l’avance, avec des moyens humains et matériels considérables pour répondre aux exigences de sécurité et à l’affluence attendue.
Les effectifs, leurs déplacements, les périmètres de sécurité et les besoins logistiques avaient fait l’objet d’une préparation spécifique. Pourtant, d’après les faits dénoncés par le syndicaliste, certains fonctionnaires n’auraient pas disposé d’une alimentation suffisante pour tenir leurs longues journées de service.
L’affaire pose également la question des différences de traitement entre les unités. Pourquoi certains policiers auraient-ils reçu uniquement une madeleine et une compote, tandis que d’autres auraient bénéficié d’une boîte de thon supplémentaire ? Les conditions exactes de distribution et les raisons de ces insuffisances présumées restent à éclaircir.
Une visite historique ternie par cette polémique
Le voyage de Léon XIV en France avait attiré des foules considérables. Entre la messe parisienne, les rassemblements au Stade de France et les célébrations de Lourdes, les forces de l’ordre avaient joué un rôle essentiel dans le déroulement des quatre journées.
La polémique éclate après la fin de cette visite et concerne directement les conditions matérielles dans lesquelles certains agents ont accompli leur mission. À ce stade, aucune explication officielle n’a été identifiée concernant les faits rapportés par Reda Belhaj.
Reste cette situation dénoncée publiquement par le syndicaliste : des policiers chargés de protéger le chef de l’Église catholique pendant 12 heures et qui, selon ses déclarations, auraient dû se contenter d’une madeleine et d’une compote pour déjeuner et dîner.

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