Un policier intervenu lors d’un rassemblement lycéen à Perpignan fait l’objet d’une enquête administrative pré-disciplinaire après la diffusion de vidéos montrant des propos racistes et sexistes. Les faits se sont déroulés vendredi 2 octobre devant le lycée Maillol. Révélées par le média local Made in Perpignan, plusieurs séquences ont circulé sur les réseaux sociaux. La préfecture des Pyrénées-Orientales annonce que le fonctionnaire avait été identifié et que les investigations avaient été engagées immédiatement.
Dans une première vidéo, l’agent saisit une enseignante par le bras. Alors qu’elle lui demande de cesser de la toucher, il répond prendre plaisir à ce contact, puis confirme ses propos lorsqu’elle l’interroge sur leur rapport avec sa fonction. Une autre séquence montre le policier s’adressant à une lycéenne incommodée par du gaz lacrymogène. Pour défendre son intervention, il évoque une hypothétique agression sexuelle en utilisant des termes insultants et racistes. Ces échanges placent le comportement du fonctionnaire au centre du signalement transmis aux autorités.
Des écussons également signalés à la préfecture
Les images soulèvent aussi des interrogations sur les insignes portés par l’agent. L’un reprend la devise « Molon Labe », employée notamment par des mouvements favorables aux armes et certains courants d’extrême droite. Un autre, représentant une tête de mort, pourrait renvoyer aux Gunfighters MC, un club de motards regroupant des membres actuels ou anciens des forces de l’ordre. Ces éléments ne suffisent pas à établir une affiliation politique du policier. Son numéro d’identification RIO n’apparaît pas non plus sur les séquences décrites.
La préfecture affirme avoir pris le signalement très au sérieux. Le procureur de la République de Perpignan, Jérôme Bourrier a précisé que la procédure disciplinaire ne relevait pas du parquet et qu’il n’avait, à ce stade, reçu ni plainte ni signalement au titre de l’article 40. L’enquête annoncée porte donc, pour l’heure, sur le comportement professionnel de l’agent. Elle devra établir les circonstances des échanges filmés et déterminer les éventuelles suites disciplinaires, alors que la diffusion des vidéos expose publiquement les conditions de cette intervention auprès des lycéens et des enseignants.

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