Une femme de 31 ans a déposé plainte auprès de l’Inspection générale de la police nationale après avoir accusé un policier de l’avoir agressée sexuellement lors d’un rassemblement devant un lycée parisien. Les faits, qui remontent au 8 octobre, ont conduit à l’ouverture d’une enquête en flagrance.
Les faits dénoncés se seraient produits le matin du 8 octobre, devant le lycée Hélène-Boucher, dans le XXe arrondissement de Paris, en marge d’une mobilisation lycéenne. La plaignante, prénommée Cécile, explique qu’elle faisait partie d’une chaîne d’adultes formée pour s’interposer entre des élèves et les forces de l’ordre. Alors que les policiers avançaient boucliers en avant pour faire reculer le groupe, un agent aurait glissé son bras entre deux boucliers. « Il a mis sa main entre mes jambes et a frotté fort dessus pendant plusieurs secondes », a-t-elle relaté dans sa plainte, précisant qu’elle était immobilisée par la chaîne humaine et n’avait pu ni se dégager ni repousser l’agent. Elle dit avoir protesté et tenté de l’identifier, sans succès : de nombreux policiers présents ne portaient pas leur numéro d’identification réglementaire.
Son compagnon, Simon Duquerroir, élu municipal parisien, confirme avoir entendu la plaignante crier qu’elle était agressée sexuellement et l’avoir extraite de la chaîne. Il affirme avoir lui-même été frappé par un policier ce même jour devant l’établissement.
Une enquête ouverte, la question de l’identification des agents posée
La plainte a été déposée auprès de l’IGPN, la police des polices, qui a ouvert une enquête en flagrance. « Ma cliente reste profondément choquée par les faits qu’elle a subis », a déclaré son avocat, Me Simon Appriou, dénonçant des actes qui relèveraient selon lui « à la fois de violences sexuelles et de violences policières ». Il pointe également la difficulté à identifier les agents mis en cause, estimant que l’absence de numérotation visible « engendre indéniablement de l’impunité ». La plaignante a exprimé l’espoir que le policier concerné soit retrouvé et sanctionné. L’enquête est en cours et aucune mise en cause n’a été établie à ce stade ; la présomption d’innocence s’applique pleinement.

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