Une directrice d’école maternelle et une enseignante ont été violemment agressées lundi 2 novembre 2026 à Nice, dans les Alpes-Maritimes. Une mère de famille de 36 ans, dont deux enfants sont scolarisés dans l’établissement, est soupçonnée d’avoir menacé les deux femmes avec une arme de poing et un couteau. Interpellée dans la matinée, elle a été placée en garde à vue.
Une scène d’une extrême violence s’est déroulée lundi matin à l’école maternelle Clément-Roassal, située dans le centre de Nice. Vers 8 h 40, une mère d’élève s’est présentée dans l’établissement pour rencontrer la directrice au sujet d’un différend concernant l’une de ses filles. Selon les premiers éléments rapportés par la presse locale, la femme aurait sorti une arme de poing dans le bureau de la responsable scolaire avant de la menacer directement. Elle aurait notamment pointé l’arme vers sa tête et simulé à deux reprises un tir à vide. La suspecte aurait ensuite placé un couteau sous la gorge de la directrice, exigeant la présence d’une enseignante. Cette dernière, appelée dans le bureau, aurait également été menacée avec l’arme et giflée à plusieurs reprises.
Les deux membres du personnel éducatif ont également déclaré avoir subi des violences physiques. La directrice souffrirait notamment d’une importante douleur à la mâchoire. La mère de famille aurait quitté l’établissement avant d’être retrouvée par les forces de l’ordre grâce aux images de vidéoprotection. Interpellée à proximité de l’école, elle a été placée en garde à vue. Les enquêteurs cherchent désormais à déterminer la nature exacte de l’arme de poing utilisée, qui pourrait être réelle ou factice. Aucune arme n’aurait été retrouvée sur la suspecte au moment de son arrestation. Une enquête judiciaire a été ouverte, les faits étant notamment examinés sous l’angle d’une possible tentative de meurtre.
Une agression condamnée par le ministre de l’Éducation nationale
L’agression a provoqué une vive réaction des autorités. Le ministre de l’Éducation nationale, Édouard Geffray, a dénoncé des violences intolérables contre deux femmes dans l’exercice de leurs fonctions. Le recteur de l’académie de Nice, Emmanuel Roux, s’est rendu dans l’établissement pour apporter son soutien aux équipes pédagogiques. Une cellule d’écoute et de soutien psychologique a été mise en place, tandis que la protection fonctionnelle a été accordée aux deux victimes. Le maire de Nice, Éric Ciotti, s’est également déplacé sur les lieux. Selon les autorités locales, aucun élève n’a assisté directement aux faits et les cours n’ont pas été interrompus. Les deux victimes ont déposé plainte.
Cette affaire relance les interrogations sur la sécurité des établissements scolaires et la protection des personnels de l’Éducation nationale. L’introduction présumée de deux armes dans une école maternelle, en pleine journée, soulève notamment la question du contrôle des accès et des moyens de prévention face aux comportements violents. Les investigations devront établir précisément le déroulement des faits, les motivations de la suspecte et la qualification pénale définitive des violences. La femme interpellée bénéficie de la présomption d’innocence. Pour les enseignants et les personnels de direction, cet épisode rappelle les risques auxquels ils peuvent être confrontés dans l’exercice quotidien de leurs missions.









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