Le Premier ministre britannique sortant, Keir Starmer, a estimé que son successeur ne pourra pas consacrer moins de temps aux affaires étrangères qu’il ne l’a fait durant son mandat. Dans une interview accordée à la BBC, il a affirmé que les crises internationales et la diplomatie resteront au cœur des responsabilités du prochain chef du gouvernement.
Keir Starmer, qui a annoncé le mois dernier son intention de quitter ses fonctions après deux années passées au pouvoir, a rejeté l’idée selon laquelle un futur Premier ministre pourrait privilégier les dossiers nationaux au détriment de la politique étrangère. Selon lui, les deux dimensions sont désormais indissociables dans un contexte international marqué par une instabilité croissante.
« On entend souvent ce débat : quel est le juste équilibre entre la gestion des affaires internationales et celle des affaires intérieures ? C’est la même chose », a-t-il déclaré. Interrogé sur la possibilité pour son successeur de réduire le temps consacré à la diplomatie, il a répondu qu’il ne pensait pas que cela soit possible.
Au cours de son mandat, Keir Starmer a été critiqué par certains de ses opposants, qui lui reprochaient de consacrer trop de temps aux enjeux internationaux. Parmi les candidats pressentis pour lui succéder figure le député Andy Burnham, qui a promis de recentrer l’action du gouvernement sur les priorités nationales, notamment le pouvoir d’achat, le logement, les infrastructures et le renforcement de la décentralisation au profit des régions britanniques.
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