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Attentat de Sydney : un homme aurait simulé des blessures pour toucher des indemnisations

Attentat de Sydney : un homme aurait simulé des blessures pour toucher des indemnisations
Attentat de Sydney : un homme aurait simulé des blessures pour toucher des indemnisations

Un homme de 46 ans a été inculpé en Australie après avoir prétendument tenté de profiter financièrement de l’attentat antisémite perpétré sur la plage de Bondi, à Sydney, le 14 décembre 2025. Selon un communiqué publié ce mercredi 28 octobre par la police de Nouvelle-Galles du Sud, le suspect aurait affirmé avoir été blessé lors de la fusillade avant de déposer plusieurs demandes d’indemnisation considérées comme frauduleuses par les enquêteurs. Il a été interpellé mardi au commissariat de Parramatta, dans l’ouest de Sydney, puis remis en liberté sous caution. Cette affaire intervient plus de dix mois après une attaque qui avait coûté la vie à quinze personnes et profondément bouleversé la communauté juive australienne.

Les investigations ont été menées par la brigade criminelle de la police de Nouvelle-Galles du Sud, initialement chargée d’examiner les circonstances de l’intervention policière lors de l’attentat. Au fil de leurs recherches, les enquêteurs ont identifié un homme qui aurait effectué une fausse déclaration concernant des blessures prétendument subies pendant la fusillade. Selon les autorités, cette déclaration aurait ensuite servi à présenter des demandes de compensation financière destinées aux victimes de l’attaque. Le quadragénaire est poursuivi pour avoir diffusé des informations fausses ou trompeuses dans le but d’obtenir un avantage, ainsi que pour avoir effectué une fausse déclaration ayant entraîné l’ouverture d’investigations policières. Les autorités n’ont pas précisé le montant des indemnisations réclamées ni indiqué si une somme lui avait effectivement été versée. Son identité n’a pas été rendue publique. Il doit comparaître le 18 novembre prochain devant le tribunal local de Parramatta, où les accusations portées contre lui seront examinées.

Une tentative présumée de fraude après une attaque qui avait fait quinze morts

L’affaire renvoie à l’un des attentats les plus meurtriers de l’histoire récente de l’Australie. Le 14 décembre 2025, deux hommes armés avaient ouvert le feu sur des personnes rassemblées à Bondi Beach pour célébrer Hanoucca, une fête religieuse juive. Quinze personnes âgées de 10 à 87 ans avaient été tuées et plusieurs dizaines d’autres blessées. L’un des assaillants présumés, Sajid Akram, âgé de 50 ans, avait été abattu par la police pendant l’intervention. Son fils, Naveed Akram, blessé puis interpellé, a été inculpé pour terrorisme, quinze assassinats et de nombreuses tentatives d’assassinat. Les enquêteurs soupçonnent les deux hommes d’avoir agi sous l’influence de l’idéologie du groupe État islamique. Le massacre avait provoqué une vive émotion dans tout le pays, suscitant des interrogations sur la sécurité des rassemblements religieux et sur la lutte contre l’antisémitisme. Les autorités avaient alors mis en place plusieurs dispositifs d’accompagnement destinés aux victimes et à leurs proches, comprenant notamment des aides financières pour les frais médicaux, les pertes de revenus et les conséquences matérielles de l’attaque.

Les dispositifs d’indemnisation prévus après l’attentat peuvent représenter plusieurs milliers de dollars australiens selon la situation des victimes. Le gouvernement de Nouvelle-Galles du Sud avait notamment annoncé des aides pouvant atteindre 5 000 dollars australiens pour certaines personnes blessées, 15 000 dollars pour les proches de personnes décédées et jusqu’à 30 000 dollars au titre des pertes économiques, sous réserve des conditions d’éligibilité. Ces mesures visent à soutenir les personnes confrontées à des dépenses imprévues, à une incapacité temporaire de travailler ou aux conséquences durables d’un traumatisme. Les accusations de fraude ont suscité l’indignation de représentants de la communauté juive australienne. Alex Ryvchin, coresponsable de l’Executive Council of Australian Jewry, a dénoncé une tentative présumée de tirer profit d’une tragédie humaine, soulignant également les ressources policières mobilisées pour vérifier ces déclarations. Parallèlement, la procédure visant Naveed Akram se poursuit. Une audience tenue mercredi a conduit la justice à reporter l’examen de son dossier au 24 février 2027, afin de permettre au parquet de poursuivre ses consultations avec les victimes et leurs familles. Les policiers ont précisé que l’enquête sur les demandes d’indemnisation frauduleuses présumées n’aurait aucune incidence sur les poursuites engagées contre l’auteur présumé de l’attentat. L’homme de 46 ans reste, pour sa part, présumé innocent jusqu’à une éventuelle condamnation.

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