Candace Owens a remporté une première victoire judiciaire face à Emmanuel et Brigitte Macron dans l’affaire des accusations selon lesquelles la Première dame serait née homme. Mardi 27 octobre, un juge américain a rejeté les poursuites visant personnellement la polémiste conservatrice devant le tribunal du Delaware, faute de compétence territoriale. Les poursuites engagées par le couple présidentiel français continuent toutefois contre deux sociétés de Candace Owens.
La justice américaine donne raison à Candace Owens
Le juge Sheldon Rennie, de la Cour supérieure du Delaware, a donné raison à Candace Owens sur un point essentiel de la procédure engagée contre elle par Emmanuel et Brigitte Macron. Le magistrat a estimé que le tribunal du Delaware n’avait pas compétence pour juger personnellement la commentatrice conservatrice américaine, domiciliée dans le Tennessee.
Cette décision met fin aux poursuites contre Candace Owens à titre individuel devant cette juridiction. Elle constitue un revers pour le couple présidentiel français, qui avait engagé son action en diffamation en juillet 2025, notamment après la diffusion par Candace Owens de plusieurs vidéos affirmant que Brigitte Macron serait née homme sous l’identité de Jean-Michel Trogneux, qui est en réalité son frère.
En revanche, le juge a maintenu la procédure contre Candace Owens LLC et Georgetom Inc., deux entreprises liées aux activités professionnelles de la polémiste et immatriculées dans le Delaware.
La décision ne porte pas sur le fond des accusations de diffamation. Le tribunal a uniquement déterminé s’il disposait de la compétence nécessaire pour juger personnellement Candace Owens.
« Une tentative de me ruiner personnellement » : Candace Owens attaque Emmanuel Macron
Après l’annonce de cette décision, Candace Owens a immédiatement revendiqué sa victoire sur les réseaux sociaux. « Je viens personnellement d’être écartée de la procédure engagée contre moi par les Macron dans le Delaware », a-t-elle annoncé.
La commentatrice américaine a ensuite accusé Emmanuel Macron d’avoir utilisé la justice pour tenter de la détruire financièrement. « Cette affaire représente l’un des abus judiciaires les plus flagrants jamais commis par un dirigeant étranger dans l’histoire de l’humanité : la tentative d’un président en exercice de ruiner personnellement une simple podcasteuse vivant en dehors du pays qu’il gouverne », a-t-elle déclaré.
Candace Owens a également adressé ses remerciements à la justice américaine. « Je suis extrêmement reconnaissante envers les tribunaux du Delaware et le juge chargé de l’affaire de l’avoir examinée objectivement, malgré les présentations mensongères des médias et les pressions gouvernementales », a-t-elle ajouté.
Une plainte déposée en juillet 2025 après les accusations visant Brigitte Macron
Le 23 juillet 2025, Emmanuel et Brigitte Macron avaient engagé une action en diffamation aux États-Unis contre Candace Owens et deux sociétés qui lui sont associées.
Le couple présidentiel reproche à la polémiste d’avoir diffusé des accusations mensongères concernant Brigitte Macron, notamment la théorie selon laquelle la Première dame serait née de sexe masculin sous l’identité de Jean-Michel Trogneux.
Ces accusations avaient été largement relayées sur les réseaux sociaux et dans plusieurs émissions de Candace Owens, notamment sa série de vidéos Becoming Brigitte. Dès février 2025, la polémiste avait consacré plusieurs épisodes de son enquête au passé du couple Macron, multipliant les affirmations sur l’identité de la Première dame.
Les Macron accusent également la commentatrice d’avoir exploité cette polémique pour accroître son audience et développer les revenus générés par ses publications. En septembre 2025, le couple présidentiel avait annoncé son intention de fournir des preuves scientifiques et photographiques pour réfuter les accusations concernant Brigitte Macron.
La plainte réclame des dommages et intérêts pour diffamation, ainsi que des dommages et intérêts punitifs, prévus par le droit américain dans certaines circonstances.
Candace Owens affirme n’avoir jamais été poursuivie pour ses déclarations sur le sexe de Brigitte Macron
Dans son message publié après la décision judiciaire, Candace Owens a également contesté la manière dont les poursuites avaient été présentées publiquement.
« Je n’ai JAMAIS été poursuivie pour avoir affirmé que Brigitte Macron était née homme », a-t-elle assuré, avant d’affirmer que la plainte concernait plutôt ses déclarations sur le programme américain MKUltra et des accusations de vol visant Brigitte Macron au détriment de sa sœur.
La polémiste avait également relancé la polémique autour du couple présidentiel en affirmant avoir été la cible d’un projet d’assassinat, une accusation qui n’avait été accompagnée d’aucune preuve vérifiable.
Les sociétés de Candace Owens restent poursuivies
Malgré cette victoire personnelle, Candace Owens n’en a pas terminé avec la justice américaine. Les deux sociétés visées par les Macron, Candace Owens LLC et Georgetom Inc., restent parties à la procédure.
Contrairement à Candace Owens elle-même, ces entreprises sont immatriculées dans le Delaware, ce qui permet au tribunal de conserver sa compétence à leur égard.
Le juge doit encore examiner plusieurs questions juridiques, notamment celles concernant les délais de prescription et les règles de droit applicables aux accusations de diffamation.
Cette procédure américaine s’ajoute aux contentieux judiciaires engagés en France autour des accusations visant Brigitte Macron, dont plusieurs ont déjà donné lieu à des décisions de justice.
La décision du Delaware constitue donc une première victoire pour Candace Owens, qui échappe aux poursuites à titre personnel devant ce tribunal. Emmanuel et Brigitte Macron peuvent néanmoins poursuivre leur action contre ses deux sociétés, avec la possibilité de réclamer des dommages et intérêts si leurs accusations sont reconnues fondées.

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