Le quartier financier de Riyad, capitale de l’Arabie saoudite, a été visé par des frappes ce dimanche 8 novembre, dans un contexte de fortes tensions militaires avec les rebelles houthis du Yémen. Plusieurs témoins ont signalé des explosions dans le King Abdullah Financial District (KAFD), l’un des principaux centres d’affaires du royaume. Un immeuble appartenant au géant pétrolier Saudi Aramco a été endommagé, selon des témoignages recueillis sur place. Cette attaque intervient alors que la coalition militaire dirigée par l’Arabie saoudite affirme avoir intercepté plusieurs missiles tirés en direction de la capitale. Aucun bilan humain précis n’avait été communiqué dans les premières heures suivant les événements.
Les autorités saoudiennes ont annoncé avoir intercepté et détruit deux missiles balistiques attribués aux Houthis, mouvement armé yéménite soutenu par l’Iran. Le porte-parole de la coalition, Turki al-Malki, a également fait état de la destruction de deux missiles de croisière dirigés vers Riyad et le sud du pays. Malgré ces interceptions annoncées, des dommages ont été constatés dans le quartier financier. Trois témoins ont notamment confirmé que la tour d’Aramco avait été touchée ou endommagée. Les circonstances exactes des dégâts restent à établir, notamment pour déterminer s’ils résultent d’un impact direct ou de la chute de débris après une interception. Les autorités n’ont pas encore fourni d’évaluation complète des dommages matériels.
Les infrastructures économiques saoudiennes de nouveau exposées
Cette nouvelle attaque s’inscrit dans l’escalade militaire opposant l’Arabie saoudite aux Houthis depuis la reprise des combats au Yémen. Riyad soutient le gouvernement yéménite internationalement reconnu, tandis que les rebelles contrôlent toujours une partie du territoire, notamment la capitale Sanaa. Ces dernières semaines, les Houthis ont multiplié les tirs de missiles et de drones contre des installations stratégiques saoudiennes. Les infrastructures pétrolières figurent parmi leurs principales cibles. En octobre, un bâtiment du complexe d’Aramco à Dhahran, dans l’est du royaume, avait déjà été endommagé lors d’une attaque. Les autorités saoudiennes avaient alors annoncé qu’aucune victime n’était à déplorer.
Les attaques contre les installations énergétiques et les centres financiers constituent un enjeu majeur pour l’Arabie saoudite, dont l’économie demeure étroitement liée à la production et à l’exportation de pétrole. Saudi Aramco, l’une des plus importantes entreprises pétrolières au monde, joue un rôle central dans les recettes du royaume et dans l’approvisionnement énergétique international. Le ciblage du quartier financier de Riyad intervient également alors que le pays cherche à développer ses activités financières et à diversifier son économie. À ce stade, aucune interruption de la production pétrolière liée aux événements de dimanche n’a été confirmée. La poursuite des tirs entre les Houthis et les forces saoudiennes fait néanmoins craindre une aggravation des tensions régionales, dans un Moyen-Orient déjà marqué par plusieurs conflits.









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