Donald Trump a déclaré vendredi vouloir proclamer le détroit d’Ormuz « territoire des États-Unis » une fois l’Iran « battu ». Le vice-ministre iranien des Affaires étrangères a répliqué que ce passage stratégique « restera iranien » et que Téhéran continuera d’y imposer un blocus.
C’est lors d’un meeting à Garden City, près de New York, que Donald Trump a lâché cette déclaration, sourire aux lèvres : « Une fois que nous aurons fini de battre l’Iran, bientôt je déclarerai le détroit d’Ormuz comme étant un territoire des États-Unis. » Le ton, jugé plaisant par les observateurs présents, n’a pas empêché une réponse ferme de Téhéran.
Le vice-ministre iranien des Affaires étrangères, Kazem Gharibabadi, a pris la parole sur X le lendemain. « Le détroit d’Ormuz a été iranien, est iranien et restera iranien. Ce détroit ne sera ouvert et fermé que sur ordre de l’Iran », a-t-il écrit, avant d’ajouter : « Tant que vous refuserez d’accepter la réalité de votre défaite et que vous continuerez à vous bercer d’illusions, l’Iran continuera à imposer un blocus. »
La tension dans ce couloir maritime, par lequel transite une part considérable du pétrole mondial, se traduit par des actes concrets. Vendredi soir, un pétrolier de la compagnie émiratie Adnoc a été attaqué en franchissant le détroit. La compagnie publique a précisé dans un communiqué qu’« aucun blessé » n’était à déplorer et que « la situation a été maîtrisée ». Plusieurs de ses navires avaient déjà été ciblés jeudi et la semaine précédente dans la même zone.
Plus au nord, une frappe israélienne a tué sept personnes dans le sud du Liban, selon l’Agence nationale de l’information libanaise. L’attaque, menée par des « avions de combat ennemis » contre une habitation à la périphérie du village d’Ansar, a également fait trois blessés et détruit la maison visée. Il s’agit du bilan le plus lourd depuis la trêve conclue en juin entre Israël et Beyrouth.
Au Yémen, les Houthis ont frappé vendredi la ville portuaire de Mokha, faisant huit morts dont deux membres des forces de sécurité, selon un responsable militaire du gouvernement yéménite. Les rebelles soutenus par l’Iran affirment avoir tiré cinq missiles sur des navires commerciaux en train de décharger au port, dont deux ont pris feu. Parallèlement, les Houthis ont revendiqué une attaque de drone contre un site du géant pétrolier Aramco en Arabie saoudite, selon l’agence de presse Saba, affiliée au mouvement.
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