Invitée de RTL ce jeudi 29 octobre, la rabbin Delphine Horvilleur s’est exprimée sur l’évolution du rapport d’une partie de l’électorat juif au Rassemblement national. Selon elle, la peur et les traumatismes des dernières années contribueraient à expliquer une progression du vote en faveur du parti de Marine Le Pen. Une analyse qui intervient dans un contexte de fortes inquiétudes autour de l’antisémitisme.
Le rapport entre les Français juifs et le Rassemblement national continue d’alimenter le débat public. Sur RTL, Delphine Horvilleur a estimé qu’une partie de cet électorat se tournait davantage vers le RN, une évolution qu’elle relie notamment aux inquiétudes sécuritaires et aux traumatismes provoqués par les événements des dernières années. La rabbin considère que la peur constitue un facteur puissant dans la formation des choix politiques.
Ses déclarations interviennent dans un climat où la lutte contre l’antisémitisme demeure une préoccupation majeure. La question de la sécurité des Français juifs, mais aussi celle du positionnement des différents partis politiques face à l’antisémitisme, occupent une place importante dans le débat national.
Une évolution électorale qui interroge
Delphine Horvilleur exprime sa méfiance à l’égard des formations politiques qu’elle considère comme extrêmes. Son analyse souligne une tension entre les inquiétudes immédiates liées à la sécurité et la mémoire politique des différents mouvements. Elle invite ainsi à réfléchir aux raisons qui peuvent conduire certains électeurs à modifier leurs préférences partisanes.
Il faut toutefois préciser qu’aucun nouveau sondage n’a été présenté à l’appui de ses déclarations. La progression du vote juif en faveur du RN évoquée par Delphine Horvilleur relève donc ici de son appréciation, et non d’une mesure statistique nouvelle permettant d’en déterminer précisément l’ampleur.
Emmanuel Macron également critiqué
La rabbin est également revenue sur l’absence d’Emmanuel Macron à la marche contre l’antisémitisme organisée en novembre 2023. Une décision qu’elle continue de regretter, estimant manifestement que la présence du chef de l’État aurait constitué un signal important.









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