Le ministre de l’Éducation nationale, Édouard Geffray, demande aux établissements de maintenir les enseignements à distance lorsque des blocages ou des dégradations empêchent l’accueil normal des élèves. Cette consigne intervient alors que la mobilisation lycéenne se poursuit dans plusieurs villes françaises et touche désormais plusieurs centaines d’établissements. Mercredi 30 septembre, 356 lycées ont été concernés par des perturbations selon les données communiquées par le gouvernement.
Le ministère entend ainsi éviter une interruption totale des cours dans les établissements temporairement fermés ou difficiles d’accès. Les plans de continuité pédagogique, que les écoles, collèges et lycées doivent actualiser chaque année, prévoient déjà la possibilité de basculer vers un enseignement hybride ou entièrement à distance en cas de fermeture ou de limitation d’accès. Les enseignants disposent notamment d’outils de classe virtuelle proposés par l’Éducation nationale.
Maintenir les cours malgré les blocages
Cette demande intervient dans un contexte de mobilisation qui s’est élargi depuis la fin septembre. Le mouvement est parti de plusieurs établissements d’Île-de-France avant de gagner d’autres régions. Les revendications portent notamment sur les postes d’enseignants non pourvus, les effectifs dans les classes, l’état de certains bâtiments scolaires et plus largement les moyens accordés à l’Éducation nationale.
Édouard Geffray a plusieurs fois reconnu le droit des lycéens à exprimer leurs revendications, tout en condamnant les violences, les dégradations et les affrontements survenus autour de certains établissements. Le ministre appelle les élèves à privilégier les instances représentatives et les formes de mobilisation qu’il juge compatibles avec le fonctionnement des établissements.
Les universités également concernées
La mobilisation ne se limite plus aux lycées. Ce jeudi 1er octobre, plusieurs campus universitaires étaient également bloqués ou perturbés, notamment à Paris, Strasbourg, Marseille, Lyon, Reims, Poitiers et Nanterre. Selon l’Union étudiante, une trentaine de campus étaient concernés dans la matinée. Certaines universités ont elles aussi recours au distanciel lorsque les accès aux bâtiments sont empêchés.
Pour le gouvernement, l’enjeu est désormais double : maintenir la continuité pédagogique tout en évitant une extension des tensions autour des établissements. Le recours aux cours à distance doit permettre de conserver un lien scolaire lorsque les locaux ne peuvent plus accueillir les élèves, sans pour autant régler les revendications à l’origine du mouvement, qui continuent d’alimenter la mobilisation dans plusieurs territoires.

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