Alors que la commune d’Arès faisait face à l’une des situations les plus critiques de son histoire, une information erronée a provoqué une nouvelle vague d’inquiétude parmi les habitants. BFMTV a annoncé que le magasin Leclerc de la ville était en feu, laissant craindre que les flammes aient atteint la zone commerciale et commencent à détruire des bâtiments. L’information s’est rapidement propagée parmi les Arésiens, dont une grande partie avait dû quitter la commune quelques heures plus tôt. Éloignés de leur domicile et dépendants des informations diffusées à distance, de nombreux habitants ont alors imaginé que le feu avait pénétré dans la ville. Le magasin Leclerc, situé dans un secteur particulièrement surveillé en raison de la proximité de la forêt et de sa station-service, est devenu le symbole de cette inquiétude. Pourtant, le bâtiment n’avait pas pris feu.
« Ça suffit, les fake news ! »
Face à la diffusion de cette fausse information, Xavier Daney, maire d’Arès, a décidé de réagir publiquement. Visiblement en colère, l’élu s’est lui-même rendu devant le magasin Leclerc afin de montrer que le bâtiment était toujours debout et qu’aucun incendie ne s’y était déclaré. « Il m’est devenu impossible de ne plus réagir », lance le maire dans une vidéo publiée par la municipalité. Filmé devant l’enseigne, Xavier Daney poursuit : « Vous pouvez constater que le bâtiment Leclerc est entier. Il n’y a aucune prise de feu dessus. »
La Ville a accompagné cette vidéo d’un message sans détour : « Fake news : ça suffit ! » La municipalité a également affirmé qu’aucune habitation d’Arès, aucun bâtiment privé ou communal et aucune partie de la zone artisanale n’avaient été touchés par les flammes.
Le maire contraint de se rendre sur place pour rassurer les habitants
En pleine gestion de crise, Xavier Daney a donc dû quitter le dispositif de coordination pour tourner cette vidéo et rétablir les faits. La démarche visait principalement à rassurer les habitants évacués, qui ne pouvaient pas vérifier eux-mêmes l’état de leur commune. La diffusion de cette information erronée est survenue alors que les élus, les services municipaux, les forces de l’ordre et les pompiers étaient mobilisés jour et nuit. La municipalité a dénoncé les conséquences de telles annonces sur une population déjà éprouvée par l’évacuation, les fumées et l’incertitude concernant les habitations laissées derrière elle. Les autorités locales avaient déjà demandé aux habitants de ne pas relayer de rumeurs ou de messages non vérifiés. Quelques heures avant la réaction du maire, des publications affirmant que le Leclerc d’Arès brûlait circulaient déjà sur les réseaux sociaux. La Ville avait alors formellement démenti cette information.
Arès évacuée par précaution
L’évacuation obligatoire d’Arès avait été décidée vendredi 24 juillet, en coordination avec la préfecture, la gendarmerie et les services d’incendie et de secours. La mesure avait été prise de manière préventive, notamment en raison des importantes fumées toxiques qui recouvraient le secteur et de l’évolution rapide de l’incendie. Les départs avaient été organisés progressivement afin d’éviter la saturation des routes et de laisser les axes libres pour les véhicules de secours. Des centres d’hébergement avaient été ouverts dans plusieurs communes pour accueillir les habitants ne disposant d’aucune solution de repli. Arès occupait également une place stratégique dans le dispositif déployé autour du bassin d’Arcachon. Des forces de gendarmerie et des équipes de secours y avaient été accueillies pour soutenir les opérations menées contre l’incendie parti plusieurs jours plus tôt dans le secteur de Saumos et du Porge.
Aucun bâtiment détruit à Arès
Malgré la violence du feu dans les massifs forestiers voisins, Arès a été épargnée par les destructions de bâtiments. Aucun logement de la commune n’a été signalé comme incendié et la zone artisanale n’a pas été touchée. La situation s’est ensuite stabilisée, sans nouveau dégât matériel constaté dimanche 26 juillet. Les fumées se sont atténuées et une légère bruine a facilité le travail des sapeurs-pompiers. Les forces de sécurité ont poursuivi la surveillance des quartiers et des habitations évacuées. Cette amélioration ne signifie toutefois pas que le danger est définitivement écarté. Le feu n’est pas entièrement maîtrisé et des foyers peuvent reprendre sous l’effet du vent. Les changements de température et de direction des rafales restent capables de modifier rapidement la progression des flammes. La vigilance demeure donc maximale à Arès et dans les communes voisines. Les habitants évacués doivent continuer à respecter les interdictions de retour tant que les autorités n’ont pas officiellement autorisé la réintégration de la commune.
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