Un nouveau candidat rejoint la primaire de la gauche en vue de la présidentielle de 2027. Ancien maire de Châteaudun et ancien secrétaire national du Parti socialiste, Fabien Verdier veut défendre une « justice territoriale » et porter la voix des petites villes, des sous-préfectures et de la France rurale. Mais avant de pouvoir participer au scrutin, il devra réunir les parrainages nécessaires.
À 45 ans, Fabien Verdier tente une nouvelle fois de se faire une place dans une primaire présidentielle de la gauche. Son slogan, « Nos terroirs au pouvoir », résume l’axe central de sa candidature : remettre les petites villes, les communes rurales et les sous-préfectures au cœur du débat politique.
L’ancien maire de Châteaudun estime que la gauche s’est trop éloignée de ces territoires et veut défendre ce qu’il appelle une « justice territoriale ». Parmi ses premières propositions figurent notamment un plan consacré aux 235 villes sous-préfectures et à leurs arrondissements, ainsi qu’une réforme profonde de l’organisation de la santé. Il propose notamment de supprimer les Agences régionales de santé afin de donner davantage de pouvoir aux élus locaux dans la gestion de l’offre de soins.
Ancien cadre du PS et directeur d’hôpital
Fabien Verdier a adhéré au Parti socialiste en 2008. Il y a occupé plusieurs responsabilités, jusqu’à devenir secrétaire national chargé notamment des questions de production et de répartition des richesses. Il a également travaillé auprès de plusieurs personnalités socialistes : chef de cabinet de Michel Destot à Grenoble, il est ensuite passé par les cabinets ministériels de Michèle Delaunay et de Najat Vallaud-Belkacem.
Son parcours ne se limite toutefois pas à la politique. Diplômé de l’ENS Cachan, passé par Sciences Po et agrégé d’économie-gestion, Fabien Verdier est directeur d’hôpital de formation. Il a travaillé notamment aux centres hospitaliers d’Eaubonne-Montmorency et de Poissy-Saint-Germain-en-Laye, ainsi qu’au cours de missions hospitalières au Sénégal et au Cameroun.
Élu conseiller régional du Centre-Val de Loire en 2015, il devient ensuite maire de Châteaudun et président du Grand Châteaudun en 2020, fonctions qu’il exerce jusqu’en 2026.
Fabien Verdier avait déjà tenté l’aventure présidentielle dix ans auparavant. En 2016, alors secrétaire national du PS, il s’était déclaré candidat à la primaire organisée pour la présidentielle de 2017. Il n’avait toutefois pas réussi à réunir suffisamment de parrainages pour que sa candidature soit finalement validée.
Cette fois, il espère s’appuyer sur son expérience d’élu local et faire entendre une ligne davantage tournée vers la ruralité, la réindustrialisation et les services publics de proximité. Il veut notamment convaincre les maires que les territoires éloignés des grandes métropoles doivent retrouver davantage d’autonomie et de poids dans les décisions nationales.
S’il obtient les signatures nécessaires pour participer à la primaire, Fabien Verdier deviendra le sixième candidat annoncé dans une compétition où figurent déjà plusieurs personnalités beaucoup plus connues du grand public. Sa première bataille sera donc aussi celle de la visibilité : prouver qu’une candidature issue d’une ville moyenne peut trouver sa place face aux principaux responsables de la gauche.

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