Invité ce mardi soir sur BFMTV, Jean-François Copé a reconnu que les sondages ne donnent pas, à ce stade, Bruno Retailleau en position de gagner l’élection présidentielle. Le maire LR de Meaux plaide pour un candidat unique à droite et au centre et estime qu’en l’absence de primaire, les enquêtes d’opinion devront finir par départager les prétendants.
Interrogé sur les chances du président des Républicains, Jean-François Copé a répondu sans détour : « Aujourd’hui, les sondages ne le montrent pas. » Il ajoute toutefois que « la route est longue » et qu’un « moment de vérité » interviendra nécessairement dans les prochains mois.
« Il faut que les trois discutent »
Jean-François Copé souhaite notamment qu’Édouard Philippe, Bruno Retailleau et les autres principaux prétendants de cet espace politique se réunissent pour tenter d’aboutir à une candidature unique. Il juge d’ailleurs intéressante l’idée avancée par Édouard Philippe d’un point d’étape en novembre pour mesurer les rapports de force.
L’ancien président de l’UMP rappelle qu’il défendait initialement l’organisation d’une primaire, mais considère que cette option n’est désormais plus réellement praticable. Dès lors, il ne voit guère d’autre solution que de regarder les sondages : « Si toutes les intentions de vote, de manière régulière, pendant des semaines et des semaines, mettent une personne en tête par rapport aux autres, il faut en tirer des conséquences. »
Une position qui place implicitement Bruno Retailleau sous pression : si l’écart persiste avec Édouard Philippe ou un autre candidat du bloc de droite et du centre, Jean-François Copé estime qu’il faudra accepter une clarification au nom du rassemblement.

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