Philippe Brun contre-attaque après son exclusion de la primaire socialiste. Suspendu à titre conservatoire du Parti socialiste et de son groupe parlementaire après des accusations formulées par une ancienne collaboratrice, le député de l’Eure annonce, par l’intermédiaire de ses avocats, son intention de porter plainte pour « dénonciation calomnieuse » et conteste « avec la plus grande fermeté » les faits qui lui sont reprochés.
Ses conseils qualifient les accusations de « vagues et non étayées » et affirment que l’élu pourrait être victime de « rivalités internes au Parti socialiste ». Ils mettent notamment en cause les conditions dans lesquelles la direction du PS a décidé sa suspension, quelques heures avant la validation définitive des candidatures à la primaire.
Brun veut retrouver sa place dans la primaire
Philippe Brun conteste également son éviction de la compétition présidentielle et réclame de pouvoir réintégrer la primaire. Le député avait réuni le nombre de parrainages nécessaires avant que sa candidature ne soit écartée. Cinq candidats restent actuellement en lice : Olivier Faure, Raphaël Glucksmann, Jérôme Guedj, Emmanuel Maurel et Ségolène Royal.
Le PS explique de son côté avoir appliqué une mesure conservatoire après avoir reçu des accusations jugées suffisamment graves pour nécessiter une instruction interne. La suspension ne constitue pas une décision sur la culpabilité de Philippe Brun. À ce stade, aucune condamnation n’a été prononcée contre lui concernant ces accusations et le député les nie.
L’élu de l’Eure entend donc mener simultanément une bataille judiciaire et politique. Une éventuelle réintégration reste cependant du ressort des instances organisatrices de la primaire, dont le premier tour doit se tenir en octobre.

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