Au lendemain de la publication par Mediapart d’une enquête attribuant à Jordan Bardella des messages antisémites datant de 2013, plusieurs cadres du Rassemblement national ont défendu leur président ce mardi 29 septembre dans les matinales. Sébastien Chenu, Laurent Jacobelli et Jean-Philippe Tanguy contestent séparément la crédibilité des accusations, tandis que Jordan Bardella a lui-même repris la parole dans la matinée.
Sur Sud Radio, Sébastien Chenu assure que « tout est faux » et met directement en cause Mediapart. Sur franceinfo, Laurent Jacobelli qualifie le média de « tract militant d’extrême gauche » et évoque l’hypothèse d’un faux ou d’une manipulation. Invité de LCI, Jean-Philippe Tanguy affirme pour sa part ne pas reconnaître dans les propos publiés l’homme qu’il côtoie : « Je ne peux pas y croire une seule seconde », déclare le député RN.
« On veut m’assassiner politiquement », affirme Bardella
Quelques heures après ces trois interventions, Jordan Bardella a pris lui-même la parole à son arrivée à l’Assemblée nationale. « On veut m’assassiner politiquement », a-t-il déclaré devant les journalistes. Le président du RN maintient son démenti, affirme n’avoir « jamais tenu ni même pensé » les propos qui lui sont attribués et évoque une « guerre totale » menée contre lui.
Le différend porte précisément sur l’authenticité et l’attribution des conversations publiées. Mediapart affirme avoir authentifié les échanges et les attribue à Jordan Bardella. Celui-ci parle au contraire de « faux grossiers » et a engagé une procédure en diffamation. Les déclarations de Chenu, Jacobelli et Tanguy constituent donc des prises de position politiques en soutien à leur président et non une authentification indépendante des documents contestés.

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