Une femme de 25 ans a été retrouvée morte lundi dans un appartement de Martigues, dans les Bouches-du-Rhône. Selon les conclusions de l’autopsie, la victime a reçu 58 coups portés avec une arme blanche, principalement au niveau du torse, de la tête et du cou. Face à la gravité des constatations réalisées par les enquêteurs, le compagnon de la jeune femme, âgé de 40 ans, a été mis en examen pour homicide volontaire sur conjoint avant d’être placé en détention provisoire.
Lorsque les secours sont intervenus, la victime gisait au sol, inconsciente, présentant de nombreuses blessures saignantes sur la partie supérieure du corps. Présent dans l’appartement à l’arrivée des secours, le quadragénaire a affirmé avoir découvert sa compagne ensanglantée en rentrant du travail et avoir sollicité l’aide de ses voisins. Malgré ses déclarations, les éléments recueillis au cours de l’enquête ont conduit la justice à ouvrir une information judiciaire pour homicide volontaire sur conjoint.
Une nouvelle affaire dans un contexte de hausse des féminicides
Le suspect, qui conteste être l’auteur des faits, a été présenté mercredi à un juge d’instruction avant sa mise en examen. Le parquet d’Aix-en-Provence estime néanmoins que les constatations médico-légales et les investigations réalisées justifient son placement en détention provisoire dans l’attente de la poursuite de l’enquête.
Cette affaire intervient dans un contexte toujours préoccupant de violences conjugales en France. Selon les derniers chiffres officiels du ministère de l’Intérieur, 107 femmes ont été tuées par leur conjoint ou ex-conjoint en 2024, soit une hausse de 11 % par rapport à l’année précédente. À la moitié de l’année 2026, plusieurs collectifs recensent déjà 63 féminicides, faisant craindre une nouvelle année particulièrement meurtrière. Derrière ces statistiques se cachent autant de drames familiaux qui continuent d’interroger l’efficacité des dispositifs de prévention et de protection des victimes.
Face à cette situation, les associations réclament un renforcement des moyens consacrés à la lutte contre les violences faites aux femmes, une meilleure prise en charge des signalements et une protection accrue des victimes dès les premiers signes de danger. L’enquête sur la mort de la jeune femme de Martigues se poursuit afin de déterminer précisément les circonstances de ce drame.
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