Le président du directoire de Canal+, Maxime Saada, a réaffirmé la position du groupe concernant le financement des œuvres cinématographiques. Le dirigeant a indiqué que Canal+ ne souhaitait plus investir dans les films portés par des personnes qui, selon lui, portent préjudice à l’image de l’entreprise. Cette déclaration confirme une ligne déjà défendue ces derniers mois et marque la volonté du groupe de prendre en compte le comportement public des porteurs de projets au moment d’étudier les demandes de financement.
« Je n’oublie rien », affirme le patron de Canal+
Interrogé sur le sujet, Maxime Saada a assumé pleinement cette politique : « Je n’oublie rien. C’est 1% des gens qui ont signé cette pétition. Je reste sur ma position qui est que, si des gens portent préjudice à l’image de Canal+, on ne financera pas leur film. C’est quelque chose qui va être pris en considération et cela paraît naturel. » Par cette déclaration, le dirigeant confirme que la signature de certaines prises de position publiques pourra désormais entrer dans les critères examinés par le groupe lors de ses décisions d’investissement.
Une référence à la pétition contre Vincent Bolloré
Les propos de Maxime Saada font référence à une pétition signée par plusieurs personnalités du cinéma et de la culture, qui dénonçaient l’influence de Vincent Bolloré et de son groupe dans les médias et la culture. Le patron de Canal+ a toutefois relativisé l’ampleur de cette mobilisation en soulignant qu’elle ne concernait, selon lui, qu’une faible part des professionnels du secteur.
Une décision qui pourrait peser sur le cinéma français
Canal+ demeure l’un des principaux financeurs du cinéma français grâce à ses obligations d’investissement dans la création audiovisuelle. Les déclarations de Maxime Saada pourraient donc avoir des conséquences concrètes pour certains producteurs, réalisateurs ou artistes si le groupe estime que leurs prises de position publiques nuisent à son image. Difficile de donner tort à Canal+ dans ce cas précis. Ceux qui crachent dans la soupe n’ont en effet qu’à aller au bout de leur raisonnement et trouver des sources de financement qui leurs conviennent…