C’est la fin d’une collaboration historique dans le football mondial. McDonald’s a décidé de ne pas renouveler son contrat de sponsoring avec la FIFA, mettant un terme à 32 ans de partenariat avec la Coupe du monde. Le géant américain de la restauration rapide, présent aux côtés de la compétition depuis 1994, tourne la page après une campagne publicitaire décevante lors du Mondial 2026.
Un partenariat historique qui prend fin après le Mondial 2026
McDonald’s ne sera plus sponsor de la Coupe du monde de football. L’enseigne américaine a décidé de mettre un terme à son association avec la FIFA, commencée lors du Mondial 1994 organisé aux États-Unis. Son contrat actuel, qui couvrait notamment la Coupe du monde féminine 2023 et le Mondial masculin 2026, ne sera pas prolongé au-delà de cette année.
Pendant plus de trois décennies, les célèbres arches dorées ont accompagné les plus grandes compétitions internationales de football. McDonald’s faisait partie des partenaires commerciaux historiques de la FIFA, aux côtés de grandes multinationales qui investissent des sommes considérables pour associer leur image à l’événement sportif le plus suivi de la planète.
Cette décision marque un changement important dans la stratégie publicitaire du groupe, quelques mois seulement après une Coupe du monde 2026 pour laquelle McDonald’s avait déployé des moyens promotionnels considérables.
Une campagne publicitaire géante dans plus de 110 pays
Pour le Mondial 2026, organisé aux États-Unis, au Canada et au Mexique, McDonald’s avait lancé la plus grande campagne publicitaire de son histoire autour d’une Coupe du monde. Conçue par l’agence Wieden+Kennedy New York, l’opération avait été déployée dans plus de 110 pays.
En France, l’enseigne avait notamment proposé des menus spéciaux et des gobelets à collectionner représentant plusieurs grandes figures du football : David Beckham, Thierry Henry, Ronaldinho, Lamine Yamal, Son Heung-min et Christian Pulisic, associés à Grimace, l’un des personnages emblématiques de McDonald’s.
La campagne comprenait également 23 peluches Squishmallows à collectionner dans les Happy Meal à l’échelle internationale, ainsi que différentes opérations promotionnelles destinées à attirer les supporters dans les restaurants pendant la compétition.
Malgré cette mobilisation exceptionnelle, les résultats commerciaux n’ont pas été à la hauteur des ambitions du groupe.
McDonald’s reconnaît des résultats inférieurs à ses attentes
Lors de la présentation des résultats financiers du deuxième trimestre 2026, Ian Borden, directeur financier de McDonald’s, avait reconnu les limites de cette opération. Selon lui, la campagne consacrée à la Coupe du monde avait « soutenu l’activité et suscité un fort engouement dans le réseau », mais elle avait également « sous-performé par rapport à nos attentes ».
Cette déception a pesé dans la réflexion stratégique du groupe, alors que sa croissance ralentissait parallèlement sur le marché américain. Malgré les investissements publicitaires et les offres promotionnelles, McDonald’s n’avait pas obtenu les résultats commerciaux espérés.
L’entreprise a donc décidé de revoir ses priorités marketing, en privilégiant désormais des campagnes dont elle maîtrise directement les personnages, les concepts et les contenus.
McDonald’s veut désormais privilégier ses propres marques
Le groupe américain souhaite réduire sa dépendance aux grands événements sportifs et aux licences extérieures pour mettre davantage en valeur ses propres univers commerciaux.
Cette nouvelle orientation doit notamment permettre à McDonald’s de développer des opérations publicitaires autour de ses personnages historiques, de ses produits et de ses campagnes originales, plutôt que de consacrer une partie importante de son budget à des droits de sponsoring.
En France, McDonald’s avait pourtant multiplié les opérations commerciales autour du football, allant jusqu’à proposer un abonnement DAZN offert pour l’achat d’un menu Golden Ligue 1. Cette initiative témoignait de l’importance accordée par la chaîne à son association avec le sport le plus populaire du pays.
Morgan Flatley, directrice mondiale du marketing de McDonald’s, a néanmoins tenu à saluer la collaboration historique avec la FIFA. Elle a rappelé que « depuis plus de 30 ans, McDonald’s et la FIFA rassemblent les supporters autour de l’un des plus grands événements culturels au monde ».
Le groupe a également précisé que sa décision n’était pas liée aux récentes controverses entourant la FIFA. Il entend poursuivre ses investissements dans le sport, mais à travers d’autres formes de partenariats.
La Ligue 1 McDonald’s n’est pas concernée
Cette rupture avec la FIFA ne signifie pas que McDonald’s abandonne le football. En France, l’enseigne reste notamment le partenaire-titre du championnat de première division, après avoir signé un contrat de sponsoring de 90 millions d’euros sur trois saisons avec la Ligue de football professionnel.
Depuis la saison 2024-2025, le championnat de France porte officiellement le nom de Ligue 1 McDonald’s. Ce contrat, distinct de celui qui liait la chaîne de restauration rapide à la FIFA, n’est pas concerné par la décision annoncée ce mardi.
McDonald’s pourra également continuer à mener des opérations commerciales avec des clubs, des compétitions ou des sportifs, sans nécessairement devenir sponsor officiel de la Coupe du monde.
Un sponsor historique de moins pour la FIFA
Pour la FIFA, la fin de cette collaboration représente le départ d’un partenaire présent depuis huit éditions consécutives de la Coupe du monde masculine, de 1994 à 2026.
L’instance internationale devra désormais trouver de nouveaux partenaires commerciaux pour remplacer McDonald’s dans son dispositif de sponsoring des prochaines éditions, à commencer par le Mondial 2030, organisé principalement en Espagne, au Portugal et au Maroc, avec trois rencontres prévues en Amérique du Sud pour célébrer le centenaire de la compétition.
Le montant du contrat qui liait McDonald’s à la FIFA n’a pas été rendu public. Après 32 ans de présence aux côtés de la Coupe du monde, le géant américain a néanmoins décidé de tourner la page, privilégiant désormais une stratégie publicitaire davantage centrée sur ses propres marques et ses opérations commerciales.

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