L’épidémie de chikungunya continue de gagner du terrain en Guyane, selon le dernier bulletin de surveillance de Santé publique France. Les autorités sanitaires constatent une aggravation de la situation dans le secteur des Savanes, où le nombre de passages aux urgences pour des suspicions de chikungunya est en nette hausse, notamment au centre hospitalier de Kourou.
Cette évolution témoigne d’une circulation toujours active du virus dans plusieurs zones du territoire. Les services de santé appellent la population à maintenir les mesures de prévention contre les piqûres de moustiques afin de limiter la propagation de la maladie.
Une évolution différente selon les territoires
Sur le littoral ouest, l’épidémie reste active malgré l’apparition de premiers signes encourageants. Les autorités observent une baisse des passages aux urgences au centre hospitalier de Saint-Laurent-du-Maroni, mais estiment qu’il est encore trop tôt pour conclure à une amélioration durable de la situation.
Dans l’Île-de-Cayenne, la circulation du virus se poursuit également. Deux nouveaux foyers de transmission ont été identifiés, portant à neuf le nombre de foyers actuellement suivis par les autorités sanitaires. Cette zone demeure en phase de foyers épidémiques.
Des secteurs encore peu touchés
À l’inverse, aucun cas confirmé de chikungunya n’a été recensé récemment sur le Maroni, dans l’intérieur est ou sur le territoire de l’Oyapock. Ces secteurs restent placés sous surveillance, en phase de transmission sporadique ou de veille épidémiologique.
Les autorités sanitaires rappellent que le moustique Aedes aegypti, principal vecteur du chikungunya, est également responsable de la transmission d’autres maladies comme la dengue. Elles invitent les habitants à éliminer les eaux stagnantes autour des habitations, à utiliser des répulsifs et des moustiquaires, et à consulter un professionnel de santé en cas de symptômes tels que fièvre brutale, douleurs articulaires ou éruptions cutanées.
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