Des policiers français de la CRS, financés par le Royaume-Uni, auraient utilisé des gaz lacrymogènes contre des migrants tentant de monter à bord d’une embarcation près de Dunkerque. Trois femmes ont été retrouvées mortes dans ce même bateau deux heures plus tard.
C’est une association caritative qui a rendu publics les faits : dans la nuit de mercredi à jeudi, vers 4 heures du matin, des membres des CRS ont tiré des grenades lacrymogènes au CS sur des groupes de personnes rassemblées sur la plage du Braek, à proximité de Dunkerque. L’objectif présumé était d’empêcher ces migrants de monter à bord d’une embarcation.
Des images et des photographies, consultées par le journal britannique qui a révélé l’affaire, montrent les tirs de gaz en direction des migrants. Deux heures après cette intervention, à 6 heures du matin, trois femmes ont été retrouvées mortes à bord d’un bateau localisé près du même secteur de plage.
Le détail qui alimente la controverse : ces policiers français étaient financés par les contribuables britanniques, dans le cadre des accords bilatéraux de coopération sur la surveillance des traversées de la Manche. Le jour même, quatre demandeurs d’asile ont péri en tentant la traversée vers l’Angleterre.
La charity à l’origine des révélations n’a pas encore obtenu de réponse officielle des autorités françaises ni britanniques sur les circonstances précises de l’intervention et sur le lien éventuel entre le tir de gaz et les décès constatés.
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