Le feu qui sévit depuis mercredi sur les hauteurs de la vallée d’Aspe, dans les Pyrénées-Atlantiques, continue de mobiliser les secours. Dimanche soir, la préfecture évaluait à 125 hectares la superficie déjà parcourue par les flammes, contre 105 hectares la veille. Si les autorités décrivent une situation globalement stable, elles restent prudentes face à des conditions météorologiques toujours défavorables, avec des températures dépassant les 30 °C et plusieurs points chauds encore actifs. Le principal risque concerne désormais les reprises de feu sur les crêtes, dans un secteur particulièrement escarpé et difficile d’accès.
Des moyens aériens massivement mobilisés
Une vingtaine de sapeurs-pompiers restent positionnés au sol afin de surveiller les zones sensibles et empêcher les reprises. Les opérations reposent également largement sur les moyens aériens. Un hélicoptère lourd Chinook venu d’Australie a effectué au moins quinze largages, tandis qu’un Ecureuil en a réalisé une quarantaine sur des secteurs ciblés. Deux largages de retardant ont également été effectués par des avions Dash. Les autorités ont par ailleurs fait appel à un hélicoptère privé pour acheminer de l’eau aux équipes engagées sur le terrain.
La topographie complique fortement le travail des secours. Alors que des contre-feux avaient été envisagés samedi soir, les pompiers ont finalement privilégié le creusement de chemins coupe-feu afin de retirer la végétation sur le parcours du sinistre. Cette stratégie a permis d’éviter une progression du feu durant la nuit de samedi à dimanche, mais elle ne permet pas encore de considérer l’incendie comme maîtrisé. Pour faciliter les rotations des appareils engagés, la préfecture a interdit le survol de la zone aux aéronefs et drones civils, y compris ceux utilisés pour filmer ou photographier. Lundi, le Chinook doit de nouveau intervenir sur les secteurs les plus exposés, tandis qu’un détachement spécialisé héliporté doit pouvoir atteindre les zones trop dangereuses pour les équipes terrestres. Malgré une évolution jugée stable, l’incendie reste donc une opération à haut risque, dans un contexte météo qui continue de compliquer la tâche des secours.

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