Les vingt-sept États membres de l’Union européenne ont conclu un accord jeudi matin à Bruxelles pour imposer de nouvelles sanctions à la Russie, au terme de plusieurs semaines de négociations.
Le compromis a été annoncé par des diplomates dans la matinée du 23 juillet. Ce 21e paquet de sanctions cible en priorité les revenus pétroliers russes : le dispositif de plafonnement du prix du pétrole exporté par Moscou, fixé à 44 dollars le baril, est prolongé d’un an. Ces recettes financent une large part de l’effort de guerre russe contre l’Ukraine.
Le texte final a dû être allégé par rapport à la proposition initiale de la Commission européenne. La Grèce a obtenu une dérogation sur le gaz naturel liquéfié (GNL) : ses entreprises pourront continuer à transporter du GNL russe à destination de clients situés hors d’Europe, à condition que les contrats concernés aient été conclus avant le 24 février 2022, date du début de l’invasion à grande échelle de l’Ukraine. Cette dérogation sera réexaminée chaque année par les États membres.
Au-delà du pétrole, le paquet introduit de nouvelles interdictions de transactions visant le secteur financier russe et des mesures inédites contre les cryptomonnaies. Il étend également la liste des navires pétroliers de la « flotte fantôme », ces bâtiments battant de faux pavillons que la Russie utilise pour contourner les restrictions sur ses exportations d’énergie et de marchandises.
Des restrictions commerciales supplémentaires ont par ailleurs été intégrées dans le texte, avec pour objectif de fragiliser l’industrie militaire russe.
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