Le premier rendez-vous télévisé de la primaire sociale-démocrate s’annonce particulièrement tendu. Les cinq candidats doivent se retrouver mercredi 23 septembre à 20 h 40 sur LCI, face à une dizaine de Français, alors que les attaques personnelles se multiplient depuis plusieurs jours dans la campagne.
La principale passe d’armes oppose Ségolène Royal à Raphaël Glucksmann. L’ancienne candidate à la présidentielle a comparé son concurrent à un « stagiaire » et mis en cause son manque d’expérience exécutive. Raphaël Glucksmann lui a répondu en évoquant les fonctions qu’elle aurait, selon lui, cherchées auprès d’Emmanuel Macron. La commission d’organisation de la primaire a ensuite rappelé Ségolène Royal à l’ordre au nom de la charte signée par les candidats.
Boris Vallaud « peiné et consterné »
Ce mardi matin, Boris Vallaud est à son tour intervenu pour tenter de calmer le jeu. Le président du groupe socialiste à l’Assemblée, soutien de Raphaël Glucksmann, s’est dit « peiné et consterné du ton que prend cette primaire ». « À la fin de cette désignation militante, nous devons avoir un candidat et cinq soutiens, et non pas cinq aigris », a-t-il déclaré sur Public Sénat.
L’émission de mercredi sera la première des trois confrontations prévues avant le vote. Après LCI, un débat commun sera organisé le 1er octobre sur France 2 et France Inter, puis une dernière émission doit avoir lieu sur BFMTV avant le premier tour des 9 et 10 octobre. La campagne entre donc dans sa phase la plus exposée médiatiquement, alors que Philippe Brun tente parallèlement d’obtenir en justice sa réintégration dans la compétition.

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