POLITIQUE

« On va vers une guerre civile » : Éric Zemmour alerte sur le chaos en France chez Éric Morillot

« On va vers une guerre civile » : Éric Zemmour alerte sur le chaos en France chez Éric Morillot
« On va vers une guerre civile » : Éric Zemmour alerte sur le chaos en France chez Éric Morillot

Invité d’Éric Morillot dans l’émission Les Incorrectibles , diffusée dimanche 25 octobre 2026, Éric Zemmour a livré un diagnostic particulièrement sombre de la situation française. Face aux violences qui ont accompagné les récentes mobilisations sociales, le président de Reconquête estime que le pays s’enfonce dans une crise profonde de l’autorité. Immigration, justice, éducation, responsabilité de la gauche et présidentielle de 2027 : pendant cet entretien fleuve, l’ancien candidat à l’Élysée a défendu ses analyses et présenté plusieurs propositions pour rétablir l’ordre. Il a notamment réaffirmé sa crainte d’une « guerre civile », tout en prenant ses distances avec ceux qui réclament la dissolution de La France insoumise.

L’entretien s’ouvre sur la fusillade de Trappes, au cours de laquelle plusieurs personnes ont été touchées. Éric Zemmour adresse ses condoléances aux proches de la victime décédée et exprime sa compassion envers les blessés. Interrogé sur les accusations formulées à son encontre par l’eurodéputée Rima Hassan, qui lui reproche de contribuer à la diffusion de préjugés racistes et islamophobes, il dénonce une mise en cause politique de sa personne. Le dirigeant de Reconquête assure être habitué aux menaces et aux attaques, avant de revenir sur son analyse des tensions françaises. « Je dis depuis à peu près 20 ans que la situation est très grave », affirme-t-il, estimant que les divisions culturelles et identitaires pourraient conduire à un affrontement majeur. Il développe ainsi une lecture civilisationnelle des violences, qu’il relie à l’immigration et à l’affaiblissement de l’assimilation. Ces interprétations, très contestées, relèvent de son analyse politique et ne constituent pas des conclusions établies sur l’origine des violences. Pour Éric Zemmour, les scènes de pillage observées lors des manifestations traduisent néanmoins un phénomène plus profond qu’une simple colère sociale.

L’ancien journaliste distingue trois catégories de participants aux mobilisations : les manifestants exprimant des revendications sociales ou scolaires, les militants d’ultragauche qui s’attaqueraient aux symboles de l’État et du capitalisme, et les auteurs de pillages. Il reproche aux pouvoirs publics de ne pas avoir suffisamment anticipé les débordements et estime que les forces de l’ordre doivent recevoir des consignes plus fermes. « L’ordre doit être établi à n’importe quel prix », déclare-t-il, avant de préciser qu’il ne s’agit pas, selon lui, de « tirer dans la foule ». Éric Zemmour critique également le fonctionnement de la justice, qu’il juge trop indulgente envers les délinquants. Il propose notamment le rétablissement des peines planchers, la suppression de la fonction de juge de l’application des peines et la construction rapide de 100 000 places de prison supplémentaires. Il souhaite également rétablir une législation spécifique contre les casseurs et renforcer la responsabilité financière des auteurs de dégradations. Concernant les mineurs, il défend la possibilité de rechercher la responsabilité civile de leurs parents et évoque des prélèvements sur certaines prestations sociales. Autant de propositions qui nécessiteraient des modifications législatives et soulèveraient des questions juridiques importantes.

Mélenchon, école et présidentielle de 2027 : les autres messages d’Éric Zemmour

L’une des séquences les plus remarquées concerne Jean-Luc Mélenchon et La France insoumise. Alors que plusieurs responsables politiques réclament une réponse plus ferme face aux discours et aux méthodes de la gauche radicale, Éric Zemmour refuse de faire du fondateur de LFI l’unique responsable des tensions actuelles. Il le décrit comme un dirigeant opportuniste qui exploiterait des fractures préexistantes dans la société française. Surtout, il rejette l’idée d’une dissolution de La France insoumise. « C’est stupide », lance-t-il à propos de cette proposition, rappelant que les partis politiques représentent des courants d’opinion et doivent pouvoir exister dans une démocratie. Interrogé sur le député Raphaël Arnault, qu’il accuse d’entretenir des liens avec des militants antifascistes hostiles à ses rassemblements, il reconnaît également sa légitimité électorale : « Il a été élu. » Cette position tranche avec ses critiques particulièrement sévères de la gauche radicale. Sur l’éducation, le président de Reconquête affirme comprendre la colère des lycéens, mais considère que leur principale préoccupation devrait être la baisse du niveau scolaire. Il plaide pour un retour à la dictée, au calcul mental, à la récitation, à la discipline et à une plus grande autorité des chefs d’établissement. Il souhaite également renforcer leur autonomie et développer davantage la concurrence entre l’enseignement public et privé.

Enfin, l’entretien aborde l’avenir politique d’Éric Zemmour à l’approche de l’élection présidentielle de 2027. Le président de Reconquête développe une vision du redressement national articulée autour de la maîtrise de l’immigration, de la restauration de l’autorité et de la transformation des institutions. Il critique notamment le rôle du Conseil constitutionnel, dont il estime que la jurisprudence limite excessivement la capacité du pouvoir politique à agir. Il revient également sur Sarah Knafo et sur le traitement médiatique dont elle a fait l’objet dans « Complément d’enquête », avant d’évoquer sa propre situation politique. Selon la présentation de l’émission, il laisse entendre qu’une éventuelle nouvelle candidature à l’Élysée serait sa dernière. À quelques mois du scrutin présidentiel, cette prise de parole permet au dirigeant de Reconquête de réaffirmer ses thèmes historiques tout en cherchant à peser sur le débat public. Pour Éric Morillot et Les Incorrectibles , cet entretien s’inscrit dans une série de discussions politiques longues, consacrées aux enjeux de société et aux perspectives électorales. Au-delà des déclarations alarmistes de son invité, l’échange illustre la place centrale qu’occupent désormais les questions de sécurité, d’immigration et d’autorité dans les confrontations politiques précédant 2027.

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