La question de l’union du centre et de la droite provoque déjà des divergences à sept mois de la présidentielle. Claude Malhuret, président du groupe Les Indépendants au Sénat et soutien d’Édouard Philippe, appelle les différents candidats à organiser rapidement leur rassemblement. Bruno Retailleau refuse pour l’instant cette logique.
Claude Malhuret estime que les différents prétendants doivent trouver rapidement des « critères de départage » permettant de parvenir à une candidature commune. « S’il y a trois candidats, il y aura trois cadavres », avertit le sénateur, qui souhaite accélérer la recherche d’une solution entre les différentes composantes du centre et de la droite.
Retailleau : « Ce serait du pain bénit pour Mme Le Pen »
Interrogé ensuite sur Public Sénat, Bruno Retailleau a écarté l’idée d’un retrait à ce stade de la campagne. « Si je me retirais aujourd’hui, ce serait du pain bénit pour Mme Le Pen », affirme le président des Républicains. Il entend continuer à défendre une offre politique qu’il présente comme distincte à la fois du macronisme et du Rassemblement national.
Le désaccord porte donc moins sur la possibilité d’un rassemblement futur que sur son calendrier et ses conditions. Claude Malhuret souhaite accélérer le départage entre les candidats ; Bruno Retailleau considère qu’une compétition préalable reste nécessaire pour permettre à un projet de droite de s’affirmer. Aucun accord de candidature commune n’est actuellement conclu.

Communauté
Commentaires
Écrire un commentaire
Soyez le premier à commenter cet article.