Les violences qui ont secoué la France samedi 17 octobre ont provoqué une réaction particulièrement virulente de Sarah Knafo. L’eurodéputée, proche d’Éric Zemmour et figure de Reconquête, a vivement attaqué Emmanuel Macron, accusé de faiblesse face aux émeutiers. Dénonçant les commerces pillés, les mairies incendiées et les destructions commises dans plusieurs villes, elle réclame des sanctions immédiates : expulsion des casseurs étrangers, emprisonnement des auteurs de violences et remboursement intégral des dégâts.
« Nous sommes tous sidérés par la réaction d’Emmanuel Macron, sa mollesse et sa lâcheté »
Sarah Knafo n’a pas mâché ses mots. Dans un message publié sur X au lendemain des manifestations, l’eurodéputée a dressé un tableau accablant des violences qui ont frappé plusieurs villes françaises : « Toute la France regarde, sidérée, les mêmes images : vitrines éventrées, magasins pillés, mairies qui brûlent, voitures en feu, le RAID déployé à Bordeaux. »
Elle a particulièrement insisté sur les conséquences économiques des destructions pour les commerçants et les contribuables : « Ils détruisent en quelques heures ce que des commerçants ont mis des années à bâtir. Et c’est le peuple qui devrait payer ? »
Mais sa charge la plus directe a visé le chef de l’État. Après avoir exprimé son soutien aux policiers et aux gendarmes mobilisés face aux violences, Sarah Knafo a dénoncé sans détour la réaction présidentielle : « Soutien à nos forces de l’ordre. Nous sommes tous sidérés par la réaction d’Emmanuel Macron, sa mollesse et sa lâcheté. »
« Les étrangers, on les expulse. Les casseurs, on les enferme »
L’eurodéputée a ensuite détaillé les mesures qu’elle souhaite voir appliquées contre les auteurs des destructions. Son message a pris la forme d’une série d’injonctions : « Nous savons que cela recommencera tant que casser restera sans conséquence. »
Elle a poursuivi avec une déclaration particulièrement ferme : « Il n’y a qu’une façon d’arrêter des pillards. Les étrangers, on les expulse. Les casseurs, on les enferme. Les dégâts, on les leur fait payer jusqu’au dernier centime. »
Sarah Knafo défend ainsi une réponse pénale et financière reposant sur trois mesures : l’éloignement du territoire des auteurs étrangers, l’incarcération des casseurs et la mise à leur charge des dommages causés. Sa proposition sur les expulsions vise les étrangers impliqués dans les violences, sans que son message distingue les différentes situations administratives des personnes concernées.
L’eurodéputée réclame également que les responsables des dégradations supportent personnellement le coût des destructions. Cette demande concerne notamment les vitrines brisées, les commerces pillés, les véhicules incendiés et les bâtiments publics endommagés.
Des mairies incendiées, des commerces pillés et le RAID déployé à Bordeaux
La colère de Sarah Knafo a fait suite aux violences qui ont frappé plusieurs villes françaises samedi 17 octobre. À Marseille, des individus ont forcé les portes de l’hôtel de ville et pénétré dans le bâtiment, où plusieurs dégradations ont été commises. À Lyon, l’office de tourisme de la place Bellecour a été incendié. À Bordeaux, des violences ont également visé des bâtiments publics, dont la résidence préfectorale.
À Limoges, l’incendie de l’hôtel de ville a provoqué des destructions considérables. Les flammes ont atteint la toiture, qui s’est partiellement effondrée, tandis que la salle des mariages et les locaux de l’état civil ont été ravagés. À Paris, des vitrines ont été brisées, des commerces pillés et des véhicules incendiés au cours des affrontements.
Le bilan national des manifestations du 17 octobre a fait état d’environ 1 200 interpellations et de 150 policiers et gendarmes blessés. Ces chiffres ont été communiqués après une journée de mobilisation ayant rassemblé 550 000 personnes selon le ministère de l’Intérieur, contre 800 000 revendiquées par les organisateurs.
Macron promet des sanctions, Sarah Knafo dénonce des paroles sans conséquences
En fin de journée samedi, Emmanuel Macron a condamné les violences et promis des poursuites. Dans un message publié sur X, le président de la République a déclaré : « Aucune place pour la violence dans notre République. Ceux qui ont cassé, attaqué les préfectures comme les commerces, pillé jusqu’à nos mairies, seront poursuivis et punis. »
Le chef de l’État a également appelé à faire bloc contre les « semeurs de chaos », tandis que le Premier ministre Sébastien Lecornu a dénoncé des violences « d’une extrême intensité ». Le gouvernement a mis en cause des groupes d’ultragauche et annoncé une réponse judiciaire contre les auteurs des destructions.
Sarah Knafo a choisi de répondre à ces déclarations par une attaque sans filtre contre Emmanuel Macron. En dénonçant sa « mollesse » et sa « lâcheté », l’eurodéputée a directement contesté la fermeté de la réaction présidentielle. Elle réclame désormais des expulsions, des peines de prison et le remboursement des dégâts par leurs auteurs, faisant de la sanction des casseurs l’un des principaux thèmes de son offensive politique après les violences du 17 octobre.

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