Le député UDR Charles Alloncle a vivement réagi après les révélations de Mediapart concernant les photographies de sa vie privée publiées par Paris Match en mai dernier. Dans un message publié sur les réseaux sociaux, l’élu affirme que sa « traque dans Paris jusqu’à la porte de [son] domicile » ainsi que la diffusion de clichés le montrant avec sa collaboratrice parlementaire auraient été « organisées, financées et relayées par Xavier Niel », en s’appuyant sur les informations publiées par le média d’investigation.
Cette affaire intervient dans un contexte déjà tendu entre le patron de Free et le rapporteur de la commission d’enquête sur l’audiovisuel public. Lors de son audition devant les députés, Xavier Niel avait eu plusieurs échanges musclés avec Charles Alloncle, allant jusqu’à dénoncer un « cirque ». Quelques semaines plus tard, la publication de photographies de l’élu par la presse people avait alimenté une polémique, certains suggérant un lien personnel entre le député et sa collaboratrice. Une hypothèse finalement écartée par l’Assemblée nationale, qui n’a relevé aucune irrégularité.
Dans sa réaction, Charles Alloncle s’interroge sur les moyens dont pourraient disposer certains grands acteurs économiques pour exercer des pressions sur des responsables politiques. « De quel droit un milliardaire mécontent d’avoir eu à rendre des comptes peut-il utiliser ses moyens financiers et médiatiques pour intimider, surveiller et salir un parlementaire ? », écrit-il. L’élu regrette également l’absence de réaction institutionnelle face à ce qu’il considère comme une tentative de déstabilisation.
Malgré la polémique, Charles Alloncle assure qu’il ne cédera pas aux intimidations. « Si certains pensent que ces méthodes mafieuses me feront taire, ils se trompent », affirme-t-il, promettant de poursuivre son travail parlementaire « avec la même détermination ».
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