Invité samedi sur BFMTV, Florian Philippot, président des Patriotes, a défendu une nouvelle fois la sortie de la France de l’Union européenne et de la CEDH. Il conteste l’idée selon laquelle le Brexit aurait été un échec économique et accuse le Rassemblement national d’avoir abandonné la ligne souverainiste qu’il défendait autrefois.
Pour Florian Philippot, le problème du RN est d’abord celui de la cohérence. Il reproche notamment à Jordan Bardella de vouloir durcir la politique migratoire tout en refusant de quitter l’Union européenne, l’espace Schengen et la Convention européenne des droits de l’homme. Selon lui, rester dans ce cadre empêcherait la France d’appliquer réellement certaines mesures en matière d’expulsions ou de contrôle des frontières.
L’ancien vice-président du Front national affirme également percevoir une fracture croissante entre Jordan Bardella et Marine Le Pen. Il cite notamment leurs différences supposées sur l’Ukraine ou encore la récente rencontre de Bardella avec Nigel Farage. Philippot accuse même le président du RN de ne pas mener pleinement campagne pour Marine Le Pen depuis que cette dernière a confirmé sa candidature.
« L’anomalie, c’est l’Union européenne »
Florian Philippot a surtout défendu sa proposition de Frexit. « 95 % des pays du monde ont leur monnaie nationale, leurs frontières nationales, gèrent eux-mêmes leur commerce, leur énergie », a-t-il affirmé, estimant que « l’anomalie » réside au contraire dans la construction européenne actuelle.
Interrogé sur les conséquences économiques du Brexit, il a contesté l’idée d’un échec britannique. Il a notamment comparé la croissance, le chômage et le niveau d’endettement du Royaume-Uni à ceux de la France, estimant que Paris n’avait « aucune leçon à leur donner ». Il met également en avant la capacité du Royaume-Uni à mener une politique migratoire autonome depuis sa sortie de l’Union européenne.
Florian Philippot revendique enfin sa proximité politique avec Nigel Farage, qu’il dit connaître et « admirer » pour n’avoir jamais renoncé à sa ligne souverainiste. Il présente les Patriotes comme l’alternative à un RN qu’il juge désormais trop intégré au système européen et affirme que sans sortie de l’Union européenne et de la CEDH, aucune véritable rupture sur l’immigration, l’énergie, les salaires ou l’agriculture ne serait possible.

Communauté
Commentaires
Écrire un commentaire
Soyez le premier à commenter cet article.