Gérard Larcher vise un nouveau mandat au Sénat et prépare les propositions budgétaires de la droite
Gérard Larcher vise un nouveau mandat au Sénat et prépare les propositions budgétaires de la droite

À quelques mois du renouvellement sénatorial de septembre, Gérard Larcher affiche clairement son intention de poursuivre son action à la tête du Sénat. Président de la chambre haute depuis 2014, le sénateur Les Républicains des Yvelines a indiqué espérer obtenir la confiance de ses collègues pour un nouveau mandat de trois ans lors de l’élection interne prévue en octobre.

Dans un entretien accordé à La Tribune Dimanche, Gérard Larcher a toutefois souligné qu’il ne souhaitait pas anticiper le scrutin. Fort de la majorité détenue par la droite et le centre au Sénat, il apparaît néanmoins comme le grand favori pour conserver la présidence de l’institution. Cette perspective lui permet déjà de se projeter sur les grands rendez-vous politiques à venir, notamment la préparation du budget 2027 et l’élection présidentielle.

La droite prépare ses propositions pour le budget 2027

Sur le terrain économique, Gérard Larcher a annoncé que la droite remettrait dès la fin du mois de juin une série de propositions budgétaires au Premier ministre. L’objectif affiché est de participer au débat sur le redressement des finances publiques alors que la question du déficit et de la dette occupe une place centrale dans les discussions politiques.

Le président du Sénat estime qu’un effort important devra être engagé sur les dépenses publiques. Il rappelle que la dette française a fortement progressé au cours des deux quinquennats d’Emmanuel Macron et juge nécessaire de définir rapidement des orientations budgétaires capables de restaurer les marges de manœuvre financières de l’État. Ces propositions devraient constituer l’une des principales contributions de la droite au débat économique des prochains mois.

Un appel à l’unité pour la présidentielle de 2027

Gérard Larcher s’est également exprimé sur la préparation de l’élection présidentielle. S’il affiche son soutien à Bruno Retailleau, qu’il considère comme l’un des principaux représentants de la droite républicaine, il estime que le camp du centre et de la droite ne peut se permettre de partir divisé face au Rassemblement national et à La France insoumise.

Selon lui, la multiplication des candidatures issues du même espace politique affaiblirait considérablement leurs chances d’accéder au second tour. Il appelle donc à la mise en place d’un mécanisme permettant de désigner un candidat unique avant la fin de l’année. Une position qui vise directement les ambitions déjà déclarées de Bruno Retailleau, Gabriel Attal et Édouard Philippe.

Un rôle d’arbitre dans la recomposition politique

Sans annoncer de démarche précise, Gérard Larcher affirme qu’il prendra ses responsabilités si aucun accord n’émerge dans les prochains mois. Cette déclaration laisse entendre qu’il pourrait jouer un rôle de médiateur ou d’organisateur dans la recherche d’un compromis entre les différentes sensibilités de la droite et du centre.

À un peu plus d’un an de l’élection présidentielle, le président du Sénat entend ainsi peser à la fois sur les débats budgétaires et sur la recomposition du paysage politique. Une influence qui pourrait encore être renforcée s’il obtient, comme attendu, un nouveau mandat à la tête de la deuxième chambre du Parlement à l’automne prochain.

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