Le gouvernement a officiellement revu à la hausse ses prévisions de déficit public pour 2026. Présenté mercredi 4 novembre en Conseil des ministres, le projet de loi de finances de fin de gestion confirme un déficit attendu à 5,4 % du produit intérieur brut, contre un objectif initial de 5 %. Le solde budgétaire de l’État devrait, quant à lui, atteindre environ 135,5 milliards d’euros de déficit. Ces nouveaux chiffres interviennent dans un contexte économique difficile, marqué par une croissance faible, des dépenses énergétiques élevées et des tensions persistantes sur les finances publiques.
Le ministre de l’Économie, Roland Lescure, a reconnu que 2026 avait été « une année difficile ». Bercy explique cette dégradation par une succession de chocs économiques, notamment la remontée des prix de l’énergie, la hausse du coût de la dette et les conséquences des crises internationales. Les recettes de l’État devraient également être légèrement inférieures aux prévisions initiales. Le gouvernement insiste néanmoins sur les efforts engagés pour maîtriser les dépenses, malgré les financements supplémentaires rendus nécessaires dans plusieurs secteurs.
Bercy tente de contenir les dépenses de fin d’année
Le projet de loi prévoit de nouvelles annulations de crédits budgétaires, tout en ouvrant des financements destinés notamment aux armées, aux aides face à la crise énergétique, à certaines prestations sociales et au soutien des secteurs touchés par les catastrophes climatiques. L’exécutif tente ainsi de compenser une partie des dépenses imprévues sans compromettre le fonctionnement des services publics. Ces ajustements interviennent alors que l’agence Fitch a récemment abaissé la perspective de la note souveraine française à négative, tout en maintenant sa note à A+.
La situation complique également les discussions sur le budget 2027, dont l’examen se poursuit difficilement à l’Assemblée nationale. Les députés restent divisés sur les mesures fiscales et les économies à réaliser, tandis que le gouvernement cherche à maintenir une trajectoire de redressement crédible. La révision du déficit 2026 constitue une difficulté supplémentaire pour l’exécutif, qui devra convaincre les parlementaires de la nécessité de poursuivre les efforts budgétaires.









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