Un accessoire scintillant, chargé d’histoire et d’émotion, a trouvé preneur ce mercredi 30 juillet à l’Hôtel des ventes de Nîmes : une chaussette ornée de cristaux, portée par Michael Jackson lors de son concert à Nice en 1997, a été adjugée pour 6 200 euros, soit bien au-delà de son estimation initiale.
Une relique de scène devenue objet de collection
L’objet, peu commun mais symbolique, appartenait à un technicien de plateau du nom de Monsieur Maada, qui l’avait ramassé près des loges du Stade Charles-Ehrmann à l’issue du concert du 27 juin 1997, durant la tournée HIStory du roi de la pop. Selon Interenchères, cette chaussette brillante aurait accompagné l’artiste lors de ses chorégraphies mythiques sur Beat It et Billie Jean, y compris son célèbre moonwalk. Conservée pendant près de trois décennies dans un cadre vitré avec un badge backstage, elle était vendue avec une attestation d’origine et une fiche de paie de l’époque pour garantir son authenticité.
Présentée une première fois aux enchères le 21 juin, la chaussette n’avait alors trouvé aucun acheteur. Mais cette fois, mise en vente à 2 500 euros, elle a suscité l’enthousiasme de plusieurs collectionneurs et atteint 6 200 euros hors frais, selon ICI Gard Lozère, qui a assisté à la vente.
Une vente émotive pour les fans
Les heureux acheteurs sont une famille venue de Carnoux, dans les Bouches-du-Rhône. Les deux jeunes fils, coiffés de chapeaux et gantés à la manière de leur idole, ont assisté à la vente aux côtés de leur mère. L’un d’eux a confié à ICI Gard Lozère : « J’avais fait un vœu pour que ça marche », tandis que son frère avouait avoir eu « la boule au ventre » pendant les enchères. Ils ont même tenté de consoler un concurrent malheureux, prénommé Guillaume, en lui proposant symboliquement une seconde chaussette… si elle avait existé.
L’accessoire rejoint ainsi une tendance plus large de collection d’objets liés à Michael Jackson. L’an dernier, son célèbre chapeau porté lors du tout premier moonwalk télévisé en 1983 avait été vendu à Paris pour 77 640 euros. L’engouement autour de ces reliques ne faiblit pas, plus de quinze ans après la disparition de l’artiste.