Les procureurs romains ont ouvert une enquête pour torture et crimes de guerre visant Itamar Ben Gvir, ministre israélien de la Sécurité nationale. Cette procédure fait suite à l’interception d’une flottille humanitaire destinée à Gaza et au traitement des militants arrêtés, dont des ressortissants italiens. Des vidéos diffusées montrant des activistes détenus à Ashdod ont motivé cette décision judiciaire. Rome examine des accusations de torture et d’enlèvement dans le cadre de cette opération militaire israélienne.
Un ministre provocateur répond par l’insulte
La réaction d’Itamar Ben Gvir n’a pas tardé. Le ministre a insulté l’Italie en évoquant « le pays de la botte », une formulation jugée inacceptable par les autorités italiennes. Cette provocation intervient alors que la tension diplomatique entre Rome et Tel-Aviv s’aggrave. Ben Gvir, figure controversée de l’extrême droite israélienne, a multiplié les déclarations incendiaires ces derniers mois.
L’affaire embarrasse le gouvernement de Giorgia Meloni, traditionnellement proche d’Israël mais contraint de défendre ses ressortissants. La flottille interceptée transportait de l’aide humanitaire pour la bande de Gaza, soumise à un blocus strict depuis des mois. Cette enquête judiciaire constitue une première européenne contre un responsable israélien en exercice pour des faits liés au conflit à Gaza. Les autorités italiennes ont qualifié les propos du ministre de dérapages diplomatiques graves.
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