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Trump coupe l’aide militaire américaine à Israël : 3,8 milliards de dollars en moins dès 2027

Trump coupe l’aide militaire américaine à Israël : 3,8 milliards de dollars en moins dès 2027
Trump coupe l’aide militaire américaine à Israël : 3,8 milliards de dollars en moins dès 2027

Le président américain a annoncé mardi la fin d’une assistance annuelle de 3,8 milliards de dollars destinée à la sécurité d’Israël, affirmant avoir conclu cet accord avec Benyamin Netanyahu. L’annonce intervient le jour même des élections de mi-mandat aux États-Unis.

C’est une rupture majeure dans la relation entre Washington et Tel-Aviv que Donald Trump a annoncée mardi 3 novembre 2026. Lors d’une interview téléphonique sur Fox News, le président américain a déclaré avoir convenu avec le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu de mettre fin à l’aide annuelle à la sécurité d’Israël, fixée à 3,8 milliards de dollars. Cette décision prendra effet à la fin de l’année 2026.

«Nous donnons à Israël 4 milliards de dollars par an, et nous avons conclu un accord il y a des mois selon lequel nous arrêterions», a affirmé Trump, précisant que Netanyahu était «d’accord» avec cette orientation. Le président a justifié sa décision par la prospérité économique d’Israël : «Israël est un pays très prospère. Ils n’en ont pas besoin», avant de tempérer en ajoutant que les États-Unis resteraient prêts à intervenir «s’ils en ont besoin».

Cette aide avait été instituée en 2019 dans le cadre d’un accord signé en 2016 par Barack Obama, prédécesseur démocrate de Trump, pour une durée de dix ans. Elle finançait principalement des achats d’armements par l’État hébreu. Netanyahu lui-même avait exprimé, dès le mois de mai, sa volonté de ramener ce soutien financier à «zéro», déclarant en ce sens sur la chaîne CBS son intention de mettre fin à la dépendance israélienne vis-à-vis de l’allié américain.

L’annonce intervient dans un contexte de dégradation sensible de l’image d’Israël aux États-Unis, à la suite des bombardements sur Gaza et de la guerre en Iran. Ce rejet touche aussi bien l’électorat démocrate que certaines franges de l’extrême droite américaine. L’opposition israélienne n’a pas tardé à réagir : Gadi Eisenkot, chef de file du camp adverse à Netanyahu, a estimé que cette décision révélait une gestion dangereuse des affaires diplomatiques. «Le fait que l’appareil défensif israélien apprenne ce changement dans nos relations stratégiques par les médias, en même temps que le public israélien, montre à quel point la conduite de Benjamin Netanyahu est dangereuse. On ne peut plus lui faire confiance et il doit être remplacé», a-t-il écrit sur X.

Aux États-Unis, l’annonce a également suscité des critiques au sein même du camp républicain. L’ancienne élue proche du mouvement MAGA Marjorie Taylor Greene a interprété ce geste comme un aveu de faiblesse électorale : «Donald Trump fait cette déclaration parce qu’il sait que les Républicains vont se faire massacrer aujourd’hui dans les urnes», a-t-elle déclaré, estimant que le président avait trahi sa promesse de placer «l’Amérique d’abord» en favorisant Israël. Une lecture partagée par plusieurs observateurs, qui voient dans ce coup d’éclat une manœuvre de dernière minute sans réel effet sur le scrutin du jour.

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