Le président biélorusse Alexandre Loukachenko a accordé la grâce à 32 prisonniers, a annoncé mercredi une chaîne Telegram liée à son administration. Parmi les personnes concernées, 28 purgeaient des peines pour des accusations d’« extrémisme », un chef d’inculpation régulièrement utilisé contre les opposants au pouvoir en place.
Cette décision intervient dans un contexte où les autorités biélorusses affirment procéder à des gestes d’apaisement. Les prisonniers libérés font partie d’un groupe plus large de détenus que Minsk a déjà relâchés par le passé dans le cadre d’arrangements politiques et diplomatiques.
Selon des organisations de défense des droits humains, les accusations d’« extrémisme » sont fréquemment employées pour poursuivre des figures de l’opposition, des militants ou des voix critiques du régime. Ces poursuites sont régulièrement dénoncées par des ONG internationales comme étant motivées politiquement.
Le pouvoir biélorusse a déjà libéré plusieurs centaines de détenus ces dernières années, en échange d’un assouplissement de certaines sanctions internationales, notamment américaines. Ces échanges sont devenus un levier récurrent dans les relations entre Minsk et les pays occidentaux.
Malgré ces libérations successives, la situation des prisonniers politiques reste un sujet de forte préoccupation. L’organisation de défense des droits humains Viasna Human Rights Centre estime que plus de 800 personnes considérées comme prisonniers politiques sont toujours détenues dans le pays.
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