À peine un conflit social réglé, EasyJet se retrouve confrontée à une nouvelle menace de grève en France. Le Syndicat national des pilotes de ligne appelle les pilotes de la compagnie britannique à cesser le travail les 13 et 14 septembre. Ce mouvement intervient quelques semaines après celui des hôtesses et stewards, qui avait entraîné l’annulation d’une centaine de vols au départ des aéroports français pendant le week-end du 15 août.
Au cœur du mécontentement figure la modification fréquente des plannings. Le SNPL dénonce une « instabilité chronique » qui empêcherait les pilotes d’organiser correctement leur vie personnelle et leurs périodes de repos. Le syndicat estime que ces changements répétés ne relèvent pas seulement du confort des salariés, puisqu’ils pourraient également affecter leur récupération et leur vigilance, deux paramètres essentiels dans un secteur soumis à de fortes exigences de sécurité.
Les pilotes réclament les mêmes garanties que le personnel de cabine
Les représentants des pilotes reprochent surtout à EasyJet une différence de traitement avec les personnels navigants commerciaux. Après leur mobilisation estivale, les syndicats des hôtesses et stewards ont obtenu cinq jours mensuels durant lesquels leurs plannings ne peuvent plus être modifiés. L’accord prévoit également une indemnisation lorsqu’un changement dépasse deux heures, avec une application rétroactive à partir du 1er avril.
Le SNPL demande que des protections comparables soient désormais accordées aux pilotes, soulignant que certaines existent déjà dans d’autres pays où EasyJet est implantée. Le préavis laisse toutefois encore une marge aux négociations, le syndicat affirmant rester disponible pour parvenir à un compromis. Pour la compagnie, l’enjeu consiste à éviter un nouveau week-end perturbé tout en répondant à une contestation qui révèle une tension plus générale autour de l’organisation du travail dans le transport aérien à bas coût.

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