Les avocats du groupe Disney ont accusé mardi les autorités fédérales américaines de violer ouvertement la Constitution en ciblant les licences de diffusion de la chaîne ABC. Une première audience judiciaire a mis en lumière les tensions croissantes entre le géant des médias et le régulateur des télécommunications.
C’est une confrontation judiciaire d’une rare intensité qui s’est ouverte mardi devant un tribunal fédéral américain. Les avocats de Disney ont accusé l’administration Trump de « violations flagrantes de la Constitution des États-Unis » et de censure, dans le cadre d’un litige opposant le groupe à la Commission fédérale des communications (FCC), le régulateur américain du secteur audiovisuel.
Au cœur du différend : une décision de la FCC ordonnant à Disney de soumettre par anticipation, plusieurs années avant l’échéance normale, les demandes de renouvellement des licences de ses huit stations de télévision locales affiliées à ABC. Une procédure que les avocats du groupe présentent comme une mesure de rétorsion politique, sans fondement réglementaire légitime.
Le gouvernement fédéral a tenté de justifier cette démarche en la rattachant à une enquête portant sur les pratiques de recrutement de Disney. Cet argument n’a visiblement pas convaincu la juge de district Loren AliKhan, qui a semblé peu réceptive à la thèse gouvernementale lors de l’audience.
Cette affaire s’inscrit dans un contexte de tensions persistantes entre l’administration Trump et plusieurs grands groupes médiatiques américains. La mise sous pression des licences de diffusion locales constitue un levier de pouvoir particulièrement sensible pour les chaînes de télévision, dont l’existence même dépend de ces autorisations accordées par la FCC.

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