Donald Trump a détaillé mercredi 30 septembre une série d’investissements sud-coréens pouvant approcher 200 milliards de dollars aux États-Unis. Le président américain a présenté ces projets depuis la Maison Blanche en les reliant directement à l’accord commercial conclu avec Séoul en 2025. Celui-ci prévoit 350 milliards de dollars d’investissements sud-coréens aux États-Unis, dont 200 milliards dans des projets stratégiques approuvés par Washington et 150 milliards dans le secteur naval. En contrepartie, les États-Unis ont ramené à 15 % certains droits de douane appliqués aux produits sud-coréens.
L’essentiel des nouveaux investissements annoncés concerne l’énergie. Selon l’administration américaine, jusqu’à 120 milliards de dollars doivent être consacrés à la construction de huit réacteurs nucléaires répartis notamment dans l’Ohio, le Tennessee, la Caroline du Sud et le Kentucky. Washington présente ces projets comme un moyen de renforcer la production électrique américaine et de soutenir la réindustrialisation du pays.
Un gazoduc géant en Alaska
Une autre partie importante de l’enveloppe doit financer un projet de gaz naturel liquéfié en Alaska. Donald Trump a mis en avant un investissement sud-coréen de 54 milliards de dollars destiné à un gazoduc d’environ 1 300 kilomètres reliant le North Slope à un terminal d’exportation situé dans le sud de l’État. Le gaz y serait liquéfié avant d’être expédié principalement vers les marchés asiatiques.
La Maison Blanche soutient depuis le début du second mandat de Donald Trump une accélération du développement des ressources énergétiques de l’Alaska. Le président a notamment ordonné à son administration de faciliter l’exploitation et l’exportation du pétrole et du gaz de l’État, en présentant cette stratégie comme un élément de la politique de « domination énergétique » américaine.
Washington met en avant les retombées industrielles
Le projet alaskien devrait générer plusieurs milliers d’emplois durant sa construction et plusieurs centaines une fois l’infrastructure mise en service. Il reste néanmoins confronté à des interrogations sur son coût, sa rentabilité et son impact environnemental. Des organisations de défense de l’environnement contestent depuis longtemps certains grands projets énergétiques dans la région, tandis que leur faisabilité économique reste étroitement liée aux prix mondiaux du gaz.
Donald Trump présente ces investissements comme une conséquence directe de sa politique tarifaire. Le gouvernement sud-coréen les inscrit de son côté dans un accord plus large destiné à préserver l’accès de ses entreprises au marché américain et à sécuriser certains secteurs stratégiques, de l’énergie à la construction navale. Le détail du calendrier et du financement de plusieurs projets doit toutefois encore être précisé avant leur mise en œuvre effective.

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