L’Institut français pour la performance du bâtiment (Ifpeb) estime entre 46 et 53 milliards d’euros les investissements nécessaires pour adapter les logements aux fortes chaleurs d’ici 2050. Ce montant, qui exclut la climatisation, repose sur trois interventions : les protections solaires extérieures, les brasseurs d’air et l’isolation des toitures. Il ne correspond pas à une facture intégralement destinée à l’État.
L’institut propose de commencer par un million de logements en 2027, pour un investissement de 3,5 à 4 milliards d’euros. Les territoires les plus exposés et les ménages vulnérables seraient prioritaires. Selon les travaux sur lesquels s’appuie l’Ifpeb, ces équipements, associés à la ventilation naturelle, permettraient d’assurer une habitabilité acceptable dans environ 70 % du parc résidentiel.
Un financement à répartir entre aides publiques et propriétaires
À partir de 2028, l’Ifpeb préconise des aides adaptées aux revenus et au statut des propriétaires, en mobilisant notamment MaPrimeRénov’ et les certificats d’économies d’énergie. Il recommande de traiter 6,5 millions de logements dans les zones les plus exposées sous cinq ans, puis 5,3 millions supplémentaires sous dix à quinze ans. Certains territoires pourraient néanmoins nécessiter une climatisation lorsque les nuits restent trop chaudes.
Cette estimation intervient après un été particulièrement éprouvant. Selon Météo-France, l’été 2026 a été le plus chaud enregistré en France depuis 1900. Trois vagues de chaleur ont représenté 53 jours au total, contre 33 durant l’été 2022. Une durée qui souligne l’enjeu : préparer les habitations à supporter des épisodes prolongés, au-delà de quelques journées de températures extrêmes.

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