Le ministre australien du Climat, Chris Bowen, préside cette semaine les négociations de la COP31 en Turquie, alors que son pays est l’un des plus grands exportateurs mondiaux de combustibles fossiles. Une contradiction qui suscite des critiques avant même l’ouverture des pourparlers.
Les délégués de près de deux cents pays se sont réunis lundi à Antalya, station balnéaire turque sur la Méditerranée, pour deux semaines de négociations climatiques sous l’égide des Nations unies. La COP31 s’ouvre dans un contexte géopolitique tendu : les conflits au Moyen-Orient ont alimenté une crise du prix du pétrole qui pèse sur le coût de la vie à l’échelle mondiale.
Au cœur des débats, une question embarrassante : comment l’Australie peut-elle conduire des négociations visant à réduire la dépendance mondiale aux énergies fossiles, quand elle tire près de cent milliards de dollars de ses exportations de charbon et de gaz ? Chris Bowen, ministre australien du Climat, est chargé de trouver un consensus entre des nations aux intérêts souvent opposés, tout en défendant les intérêts économiques d’un pays dont le modèle repose en partie sur ces mêmes ressources que la communauté internationale cherche à abandonner.
Des voix se sont élevées pour demander à Canberra de mettre de côté le soutien à ses industries d’exportation fossiles et de s’engager pleinement en faveur d’un accord mondial de sortie du charbon, du gaz et du pétrole. Chris Bowen, lui, balaie ces critiques et affirme être en mesure de mener les discussions à bien malgré cette position délicate.
La présidence australienne de la COP31 sera scrutée de près par les organisations environnementales et les pays les plus vulnérables au changement climatique, qui attendent des engagements concrets sur l’abandon progressif des combustibles fossiles.









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