Un affaiblissement du vortex polaire observé dès le mois de novembre, du jamais-vu dans les archives météorologiques modernes, fait craindre des vagues de froid inhabituelles sur une large partie de l’hémisphère nord cet hiver.
Le signal est inédit. Des scientifiques ont détecté, dès novembre 2026, des signes d’affaiblissement du vortex polaire, cette vaste masse d’air glacial qui tourne en haute altitude au-dessus de l’Arctique. Un tel phénomène ne se produit habituellement qu’entre janvier et mars, au cœur de l’hiver. Jamais, dans les données météorologiques contemporaines, un réchauffement stratosphérique soudain n’avait été enregistré aussi tôt dans la saison.
Le professeur Andrew Charlton-Perez, météorologue à l’université de Reading, a confirmé le caractère exceptionnel de cette perturbation précoce. Lorsque le vortex polaire se fragilise ou se décale, il déforme le courant-jet, ce flux d’air rapide qui ceinture les latitudes moyennes, et ouvre la voie à des intrusions d’air arctique bien plus au sud que d’ordinaire.
Les régions les plus exposées à un refroidissement marqué seraient le nord et le centre de l’Europe, notamment la Scandinavie, les îles Britanniques, l’Allemagne et la Pologne, mais aussi certaines zones d’Amérique du Nord et d’Asie. Les effets d’une telle perturbation mettent toutefois plusieurs semaines à se propager vers les couches basses de l’atmosphère, là où se forment concrètement les systèmes météorologiques. L’impact réel sur l’hiver reste donc incertain à ce stade.
Les météorologues examinent également d’autres facteurs susceptibles d’aggraver ou de moduler la situation. Le développement d’un phénomène El Niño marqué dans le Pacifique pourrait peser sur la circulation atmosphérique générale et contribuer aux perturbations observées. Le changement climatique est aussi évoqué comme une influence possible sur certains processus en jeu, sans qu’un lien direct avec cette anomalie précoce ait pu être établi à ce jour.
Les prochaines semaines seront décisives pour déterminer si cette perturbation sans précédent se traduira par des épisodes de froid significatifs à l’échelle de l’hémisphère nord.









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