Edouard Vieillefond, directeur général de la Caisse centrale de réassurance, a tiré la sonnette d’alarme ce mardi sur BFM Business. Le retrait-gonflement des argiles constitue désormais le risque naturel le plus important en France, avec un coût potentiel qui pourrait atteindre 500 milliards d’euros. Ce phénomène, lié aux variations d’humidité dans les sols argileux, provoque des fissures dans les fondations et menace plus de 60% des maisons individuelles du territoire.
Douze millions de maisons classées en zone à risque
L’État a renforcé son dispositif face à l’ampleur du problème. Un arrêté de janvier dernier a classé 12,1 millions de maisons individuelles en zone à risque. Les autorités ont mis en place un nouveau zonage depuis le 1er juillet, accompagné d’un assouplissement des conditions d’accès au fonds de prévention dédié. Les propriétaires peuvent désormais solliciter des aides pour réaliser des travaux de consolidation qui atteignent parfois 16 500 euros.
La CCR, réassureur public qui joue un rôle clé dans la couverture des catastrophes naturelles, anticipe une aggravation du phénomène dans les années à venir. Les épisodes de sécheresse répétés fragilisent les sols argileux et multiplient les sinistres. Les compagnies d’assurance devront absorber une partie croissante de cette charge financière, ce qui pourrait peser sur les primes versées par les particuliers.
Communauté
Commentaires
Les commentaires sont ouverts, mais protégés contre le spam. Les premiers messages et les commentaires contenant des liens passent par une validation manuelle.
Soyez le premier à commenter cet article.