Les épisodes de chaleur extrême devraient devenir beaucoup plus fréquents au cours des prochaines décennies. Auditionnée devant une commission du Sénat, la présidente-directrice générale de Météo-France, Virginie Schwarz, a averti que le nombre de jours de vagues de chaleur en France pourrait être multiplié par cinq d’ici à 2050 par rapport à la période de référence 1976-2005.
Selon Météo-France, ces épisodes ne seront pas seulement plus nombreux. Ils devraient également être plus longs, plus intenses et survenir plus tôt dans l’année, avec des vagues de chaleur pouvant débuter dès le mois de juin et se prolonger jusqu’en septembre. À l’horizon 2100, dans un scénario de réchauffement de +4 °C, certaines vagues de chaleur pourraient même apparaître dès la mi-mai et durer jusqu’à la fin de l’été.
Des conséquences croissantes pour la santé et les infrastructures
La dirigeante de Météo-France souligne également que les nuits tropicales, durant lesquelles la température ne descend pas sous les 20 °C, deviendront beaucoup plus fréquentes. Alors que la France enregistrait en moyenne deux nuits de ce type par an dans les années 1990, ce chiffre pourrait atteindre une dizaine dès 2050 et environ 24 à la fin du siècle, avec des pointes pouvant dépasser une centaine de nuits sur le littoral méditerranéen.
Ces projections s’inscrivent dans un contexte déjà marqué par une accélération des phénomènes extrêmes. La France a connu en 2026 un épisode de chaleur historique, le plus intense jamais enregistré à l’échelle nationale, renforçant les appels à adapter les villes, les infrastructures et les politiques de santé publique face aux effets du changement climatique.
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