Près de 10 ans après le spectaculaire braquage dont elle avait été victime à Paris, Kim Kardashian obtient réparation devant la justice française. Mardi 15 septembre, un tribunal parisien lui a accordé 1 euro symbolique de dommages et intérêts, soit exactement la somme qu’elle avait réclamée à certains des hommes condamnés pour l’attaque.
La décision prolonge le procès du braquage de Kim Kardashian à Paris, qui s’était achevé au pénal en mai 2025 par la condamnation de huit personnes impliquées dans l’affaire.
Un euro symbolique, exactement ce qu’elle avait réclamé
Le montant peut surprendre au regard de la violence des faits et de la valeur du butin. Mais Kim Kardashian ne demandait pas davantage : la star américaine avait choisi de réclamer un seul euro à certains des condamnés dans le cadre du volet civil de l’affaire.
Sa styliste Simone Harouche, présente dans la résidence au moment du braquage, obtient elle aussi 1 euro symbolique. Les deux femmes ont expliqué que leur démarche ne visait pas une compensation financière, mais la reconnaissance de ce qu’elles avaient subi. Kim Kardashian a décrit cette nuit comme « l’expérience la plus terrifiante de ma vie ».
Les montants accordés aux autres parties civiles sont beaucoup plus élevés. Le réceptionniste de l’Hôtel de Pourtalès, lui aussi victime des braqueurs, obtient 109 516 euros de dommages et intérêts, après en avoir réclamé 500 000. L’établissement hôtelier reçoit pour sa part 50 000 euros.
Ligotée sous la menace d’une arme en pleine Fashion Week
Les faits remontent à la nuit du 2 au 3 octobre 2016. Kim Kardashian séjourne alors à l’Hôtel de Pourtalès, à Paris, en pleine Fashion Week. Des hommes masqués et déguisés en policiers pénètrent dans les lieux, maîtrisent le réceptionniste puis rejoignent la chambre de la star.
Kim Kardashian est ligotée et menacée avec une arme. Les braqueurs repartent avec plus de 6 millions de dollars de bijoux, dont sa bague de fiançailles en diamant offerte par Kanye West, aujourd’hui Ye, estimée à environ 4 millions de dollars. La majorité des bijoux n’a jamais été retrouvée.
Lors de son témoignage devant la cour en mai 2025, la star avait raconté la terreur ressentie durant l’agression. Elle avait expliqué avoir été persuadée qu’elle allait mourir. Son témoignage avait constitué l’un des moments les plus marquants de ce procès très attendu à Paris.
Huit personnes condamnées dans l’affaire
En mai 2025, huit personnes ont été reconnues coupables pour leur participation au braquage. Plusieurs accusés, âgés d’une soixantaine ou d’une septantaine d’années au moment du procès, avaient été surnommés les « papys braqueurs ».
Aomar Aït Khedache, considéré comme l’organisateur du braquage, a notamment été condamné à 8 ans de prison, dont 5 avec sursis, soit trois années ferme couvertes par sa détention déjà effectuée. Les autres condamnés n’avaient pas non plus été immédiatement incarcérés à l’issue du verdict.
Kim Kardashian avait alors choisi de pardonner à Aomar Aït Khedache tout en soulignant que ce pardon n’effaçait en rien le traumatisme. Le verdict avait mis fin au volet pénal d’une affaire vieille de près de neuf ans. Les « papys braqueurs » avaient été condamnés sans retour immédiat en prison.
Dix ans après le braquage, une réparation avant tout symbolique
Avec la décision rendue le 15 septembre 2026, Kim Kardashian obtient donc précisément ce qu’elle avait demandé : 1 euro. Une somme sans rapport avec les millions d’euros de bijoux volés, mais volontairement symbolique.
Presque dix ans après avoir été ligotée et braquée dans sa chambre parisienne, la star américaine clôt ainsi un nouveau chapitre judiciaire de cette affaire. Le montant ne chiffre pas son traumatisme : il matérialise la reconnaissance civile du préjudice subi lors d’une nuit qui a profondément marqué sa vie.
