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Mort de Krisztina Rády: une journaliste pointe «une implication indirecte» de Bertrand Cantat dans son suicide

Mort de Krisztina Rády: une journaliste pointe «une implication indirecte» de Bertrand Cantat dans son suicide
Mort de Krisztina Rády: une journaliste pointe «une implication indirecte» de Bertrand Cantat dans son suicide

Seize ans après la mort de Krisztina Rády, les circonstances de son suicide continuent de faire l’objet de nouvelles investigations et de témoignages. Ce jeudi, jour de la parution de son livre Krisztina Rády, les silences qui tuent, la journaliste et documentariste Karine Dusfour a évoqué sur RTL la responsabilité qu’aurait pu avoir Bertrand Cantat dans la détresse ayant précédé la mort de son ex-épouse. Elle parle d’une « implication indirecte » du chanteur, alors que la justice enquête toujours sur d’éventuelles violences commises avant le décès de Krisztina Rády.

Karine Dusfour évoque une « implication indirecte » de Bertrand Cantat

Invitée de Marc-Olivier Fogiel dans RTL Matin, Karine Dusfour a été interrogée sur la responsabilité éventuelle de l’ancien leader de Noir Désir dans la mort de Krisztina Rády. La journaliste ne présente pas Bertrand Cantat comme l’auteur matériel de sa mort, mais examine le rôle que les violences et mécanismes d’emprise présumés auraient pu jouer dans le passage à l’acte de son ex-épouse.

Elle évoque ainsi « une implication indirecte ». Une formulation qui prend une importance particulière alors que le parquet de Bordeaux a rouvert l’enquête sur la mort de Krisztina Rády⁠ en juillet 2025. Les investigations portent sur d’éventuelles violences volontaires qui auraient été commises par Bertrand Cantat sur son ex-épouse avant son décès.

Une enquête sur l’emprise et les violences présumées

Krisztina Rády, traductrice et ancienne directrice de l’Institut hongrois de Paris, a été retrouvée pendue le 10 janvier 2010 dans la maison familiale de Bordeaux. Elle avait eu deux enfants avec Bertrand Cantat. Sa mort avait alors été considérée comme un suicide.

Karine Dusfour, qui a également coréalisé la série documentaire De rockstar à tueur : le cas Cantat, revient dans son livre sur la relation entre Krisztina Rády et Bertrand Cantat et sur les témoignages recueillis au fil des années. Son enquête s’intéresse notamment aux notions d’emprise, de contrôle coercitif et de violences conjugales présumées, ainsi qu’au silence longtemps conservé par Krisztina Rády sur sa vie privée.

L’autrice cherche notamment à comprendre pourquoi celle-ci avait défendu Bertrand Cantat après la mort de Marie Trintignant et pourquoi elle aurait continué à le protéger malgré les témoignages faisant état, après sa mort, d’un climat de violences psychologiques et physiques. Ces accusations restent examinées par la justice.

Des « ecchymoses » mentionnées dans les premiers procès-verbaux

Le dossier a connu un nouveau rebondissement en mai dernier. Des procès-verbaux établis le jour de la mort de Krisztina Rády mentionnent à plusieurs reprises une « ecchymose » sur son visage. Ces documents ont ravivé les interrogations sur les premières constatations effectuées au domicile⁠.

Jean-Marc André, l’ancien commissaire présent lors des constatations, a expliqué que le terme avait selon lui été utilisé à tort. Confronté au fait qu’il l’avait lui-même employé dans son procès-verbal, il a reconnu une erreur de vocabulaire. La présence de ce mot dans plusieurs documents fait néanmoins partie des éléments qui alimentent aujourd’hui le réexamen du dossier.

Bertrand Cantat n’est pas condamné dans le dossier Rády

À ce stade, aucune décision judiciaire n’a établi que Bertrand Cantat était responsable du suicide de Krisztina Rády. Les déclarations de Karine Dusfour constituent la conclusion de son travail journalistique et ne doivent donc pas être confondues avec une conclusion de la justice.

Bertrand Cantat a en revanche été condamné en Lituanie à huit ans de prison pour les violences ayant entraîné la mort de Marie Trintignant en 2003. Il a été libéré sous condition en 2007.

La mort de Krisztina Rády reste, elle, au centre d’une procédure distincte. Plus de 16 ans après son suicide, la question examinée par les enquêteurs est désormais de déterminer si des violences commises avant sa mort ont pu contribuer à son passage à l’acte. L’ « implication indirecte » évoquée par Karine Dusfour se trouve précisément au cœur de cette interrogation.

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