Seize ans après leur séparation fracassante, Liam et Noel Gallagher ont reformé Oasis pour Live ’25, une tournée mondiale de plus de quarante concerts organisée dans quatorze pays. Ce retour triomphal, qui a rempli les plus grands stades, constitue le sujet de Oasis: Don’t Look Back in Anger, présenté en avant-première au cinéma avant sa diffusion sur Disney+.
Les réalisateurs Dylan Southern et Will Lovelace signent une ouverture prometteuse en montrant les répétitions du groupe et l’arrivée tardive de Liam Gallagher. Cette séquence laisse apparaître la tension entourant les retrouvailles avec son frère. Mais le documentaire abandonne rapidement cette dimension intime au profit de déclarations convenues sur leur réconciliation.
Une communication soigneusement maîtrisée
Le film ne révèle presque rien des coulisses de la tournée, des relations entre les deux frères ou de l’imposante organisation commerciale entourant les concerts. Les recettes, les boutiques de produits dérivés et la polémique provoquée par la tarification dynamique des billets sont également écartées. Le récit donne ainsi davantage l’impression d’accompagner la communication officielle du groupe que d’enquêter sur son retour.
Les larges extraits de concerts sauvent néanmoins l’ensemble grâce à l’efficacité intacte des tubes d’Oasis et à la ferveur spectaculaire du public. Entre fans historiques accompagnés de leurs enfants et jeunes admirateurs découvrant pour la première fois le groupe sur scène, le documentaire saisit quelques moments de bonheur collectif. Une puissance musicale qui rend d’autant plus regrettable la superficialité du traitement réservé aux frères Gallagher.

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