Invité ce dimanche soir sur BFMTV, Gabriel Attal a vivement réagi aux déclarations de Mathilde Panot sur l’interdiction de l’abaya et du qamis dans les établissements scolaires. L’ancien Premier ministre accuse La France insoumise de vouloir aller bien au-delà de la suppression de la mesure qu’il avait instaurée lorsqu’il était ministre de l’Éducation nationale.
« En réalité, Mathilde Panot et La France insoumise ne veulent pas abroger l’interdiction de l’abaya et du qamis que j’ai instaurée, ils veulent abroger la loi de 2004 et réintroduire tous les signes religieux, y compris le voile, dans nos écoles », a affirmé Gabriel Attal. Une interprétation qu’il tire de la volonté exprimée par Mathilde Panot de revenir sur l’interdiction de l’abaya.
« L’École de la République doit rester un sanctuaire »
Gabriel Attal a rappelé que son interdiction de l’abaya à la rentrée 2023 avait été fondée sur la loi de 2004 interdisant le port de signes ou tenues manifestant ostensiblement une appartenance religieuse dans les écoles, collèges et lycées publics. Il souligne également que les recours engagés contre cette décision n’ont pas conduit le Conseil d’État à remettre en cause la mesure.
L’ancien Premier ministre en déduit que revenir sur l’interdiction de l’abaya supposerait, selon lui, de remettre en cause le cadre posé par la loi de 2004. « Moi, je le dis, ce n’est pas ce que je veux pour l’école de la République », a-t-il insisté.
Gabriel Attal revendique par ailleurs le bilan de son interdiction, rappelant les craintes exprimées au moment de son annonce concernant de possibles tensions dans les établissements. « Il n’y a pas eu d’émeute », a-t-il souligné, affirmant qu’aujourd’hui « il n’y a plus de port de l’abaya ou du qamis dans les établissements scolaires ».
Pour le candidat à la présidentielle, cette confrontation avec LFI dessine ainsi une ligne de fracture sur la laïcité à l’approche de 2027. « L’École de la République doit rester un sanctuaire », affirme Gabriel Attal, qui considère qu’elle doit permettre aux élèves de devenir des « citoyens libres et éclairés » avant de déterminer eux-mêmes leurs convictions religieuses.

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