Invité sur LCI, Laurent Jacobelli a défendu une baisse massive de la TVA sur les carburants, de 20 % à 5,5 %, estimant qu’une telle mesure ferait immédiatement baisser le prix à la pompe. Le député RN avance un carburant autour de 1,83 euro le litre et dénonce une politique qui pénalise, selon lui, les Français dépendants de leur voiture pour travailler, se soigner ou accompagner leurs enfants.
« Il faut impérativement baisser la TVA de 20 % à 5,5 % », a insisté Laurent Jacobelli. Pour le responsable du Rassemblement national, la voiture reste indispensable dans une grande partie du territoire, notamment dans les zones rurales où les gares, services publics et centres de soins se sont progressivement éloignés. « Pour se soigner, aller travailler ou emmener leurs enfants à l’école, les Français ont besoin de leur voiture », résume-t-il.
« Acheter une voiture électrique à 40 000 euros » n’est pas une réponse
Laurent Jacobelli s’en prend également au discours écologique adressé aux classes moyennes et populaires. Il juge irréaliste de demander à des ménages déjà frappés par la hausse des prix de remplacer leur véhicule thermique par une voiture électrique coûteuse. « On leur dit que la solution est d’acheter une voiture électrique à 40 000 euros. Non », a-t-il lancé.
Le député défend ainsi la proposition portée par Marine Le Pen d’abaisser la TVA sur l’énergie et les carburants. Il cite l’Espagne pour contester l’argument selon lequel une baisse de TVA entraînerait automatiquement un effondrement des recettes publiques, affirmant que la consommation peut au contraire être soutenue par des prix moins élevés.
Jacobelli ouvert à une contribution sur certains « surprofits »
Interrogé également sur les bénéfices réalisés par les grandes entreprises de l’énergie, Laurent Jacobelli refuse de cibler spécifiquement TotalEnergies. Il distingue les profits provenant de l’investissement, de l’innovation ou de brevets, auxquels il estime qu’il ne faut pas toucher, des gains directement liés à une situation exceptionnelle comme une guerre.
Dans ce dernier cas, le député RN se dit ouvert à une contribution spécifique : lorsqu’une entreprise gagne davantage « sans rien faire d’autre que de voir passer les missiles », il considère qu’une taxation ciblée peut être envisagée. Mais sa priorité reste la même : provoquer un « électrochoc » immédiat sur le pouvoir d’achat en réduisant fortement la fiscalité sur les carburants.

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