La présidente du directoire de RTE, Émilie Piette, ne pourra pas effectuer de démarches professionnelles auprès de Sébastien Lecornu, de Maud Bregeon et de nombreux membres du gouvernement. Cette restriction a été imposée par la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique après son départ de l’Élysée, où elle occupait le poste de secrétaire générale adjointe.
Saisie par la présidence de la République afin d’examiner cette mobilité professionnelle, la HATVP a rendu son avis le 10 mars 2026. Émilie Piette ne peut notamment mener aucune activité de représentation d’intérêts auprès du Premier ministre, de son cabinet et de la délégation interministérielle à l’encadrement supérieur de l’État jusqu’au 6 décembre 2026.
Une restriction étendue à une large partie du gouvernement
La décision concerne également les responsables et les cabinets chargés de l’économie, des finances publiques, de l’industrie, du numérique, de l’énergie, des transports, du logement, de l’agriculture ou encore de l’environnement. La ministre déléguée à l’Énergie, Maud Bregeon, figure donc parmi les responsables auprès desquels la dirigeante de RTE ne peut intervenir professionnellement.
Ces réserves doivent prévenir tout risque de conflit d’intérêts lié aux relations nouées par Émilie Piette lorsqu’elle travaillait au sommet de l’État. Elles s’appliquent à chaque personne concernée pendant trois ans après la fin de leur relation professionnelle. La HATVP précise qu’elle contrôlera régulièrement leur respect, alors que RTE occupe une position stratégique dans les décisions énergétiques françaises.

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