La présidente par intérim du Venezuela, Delcy Rodriguez, a exprimé sa gratitude envers Donald Trump après la conclusion d’un accord pétrolier entre les deux pays, que des observateurs qualifient de coercitif.
Mercredi 2 septembre, Delcy Rodriguez a pris la parole depuis Caracas pour remercier le président américain Donald Trump de l’accord pétrolier conclu entre Washington et Caracas. La dirigeante vénézuélienne a justifié sa position en invoquant le « bien-être du peuple vénézuélien », affirmant que l’augmentation de la production pétrolière servirait les intérêts de la population.
L’accord, annoncé par Trump vendredi dernier, prévoit que les États-Unis prennent le contrôle majoritaire de plus de 65 milliards de barils des réserves pétrolières du pays caribéen. Une opération d’une ampleur considérable, qui place une part décisive des ressources naturelles vénézuéliennes sous influence américaine.
Ces remerciements officiels ne convainquent pas tout le monde. Vicente Ulive Schnell, écrivain et observateur de la politique vénézuélienne, juge la situation sans détour : « Tout ça ressemble à une coercition de Trump. » Une lecture qui soulève des questions sur la marge de manœuvre réelle dont disposait Caracas dans cette négociation.

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